vendredi 31 juillet 2009

Tribulations de Chinois en France


Hier, vers 19h30, aux Halles...




Je vous laisse.

jeudi 30 juillet 2009

Jésus mais j'ai oublié


Salut à tous,

A peine remis de mes émotions météorologico-celtico-vacancières, que je me revoilà déjà plongé dans une semaine de boulot hardu et, parfois, disons-le sans ambage, un peu répétitif. Mais quel boulot ne l'est pas ? Même le détenteur du meilleur job du monde, vers l'Australie là-bas, sur son île, en aura un jour marre de mater des poissons tropicaux et des perroquets toute la journée.

J'ai aussi renoué avec les joies du RER, qui en ce moment est particulièrement bondé le matin. Tout ça parce que la RATP s'est dit, dans un éclair de génie, "c'est les vacances donc personne va le prendre, le RER, donc on va en enlever". Formidable idée, qui change les rames en véritables aisselles de cycliste après la montée du Tourmalet : chaud, glabre et odorant. Vivement la rentrée, que les Franciliens soient revenus et qu'on soit moins serrés !

Le soir en revanche, c'est plus calme. Enfin, au niveau affluence. L'autre jour, après une petite balade on somnolait dans le RER quand une voix s'éleva du bas de l'étage ou nous étions. "Je ne viens pas vous demander de l'argent. Je viens vous parler de Jésus". Chouette ! Comment il va Jéjé ? C'est marrant parce que nous demander de l'argent c'est son truc, d'habitude. "Jesus vous aime". Ah ben c'est toujours sympa à entendre, en plus j'en doutais sérieuesement depuis un moment.

Le mec, un black qui n'a pas plus de 25 ans, habillé très localement avec un sac à dos, nous informe alors que nous sommes tous des pêcheurs (j'en ai vu pas mal en Bretagne, ça tombe bien), qu'il ne suffit pas de fêter les fêtes "païennes" de Noël ou de Pâques pour l'aimer, et qu'il faut l'aimer tous les jours, tout le temps. Vaste programme ! Et la nuit, on peut garder les rêves érotiques ou faut aussi rêver de types maigres et barbus cloués à une croix ?

Le pire, c'est que ses propos ne sont pas délirants, ils sont cohérents, du moins sur la forme. Parce que lorsqu'il met dans le même panier la pédophilie, la drogue et l'homosexualité pour expliquer pourquoi il est si facile de se détourner du droit chemin, on ne le suit plus. Ca me fait penser au film "Brüno", ou on voit des illuminé dont le job est d'aider ceux qu'ils le souhaitent à décrocher de l'homosexualité, et qui conseillent au héros d'éviter la clarinette si ça lui fait penser à des choses impures, et éviter les Village People, tout en conseillant vivement la muscu ou la chasse. Incroyable !

Tout en nous affirmant qu'il ne nous parle pas de religion, il se met alors à nous réciter la bible, du moins ce qu'il en a retenu. Dans notre étage, on se regarde, un peu heberlué. Un Anglais nous demande même de quoi il parle. "Djizeusse", réponds-je. Pas besoin de lui en dire plus.

Quand les extrêmistes religieux se mettent à utiliser le même mode de communication que ces cadres qui craquent et se mettent à insulter tout le monde dans les rames, en remuant leurs attaché-case, c'est juste un signe pour dire qu'ils sont aussi un peu dérangés. Ca nous rassure aussi sur notre propre santé mentale, qui n'est pas si mauvaise après tout !

Je vous laisse

lundi 27 juillet 2009

Bienvenue chez les Plou


Pardonnez à mon téléphone portable, qui fait ce qu'il peut...

Pointe Saint-Mathieu, première version...











Le Conquet...






La Pointe de Crosen, limite entre la Manche et l'Atlantique...



Presquîle de Plougastel...



Pointe Saint-Mathieu, deuxième version... exceptionnelle abbaye !









Morlaix et Roscoff...






Vue de ma chambre...

Lampaul...

Et pour finir Saint-Renan, et notamment le resto ou on a fini notre semaine, dans une maison du XVe siècle, monument historique de l'UNESCO !

On se réveille, la séance diapo est finie ! Maintenant, place aux vidéos !

Décollage d'un hélico de sauvetage à la "fameuse" fête du sauvetage du Conquet...



Deux danses
bretonnes lors du bagad de Locmaria Plouzané...





Et le phare de Saint-Mathieu la nuit, vu de ma chambre...



Je vous laisse.

dimanche 26 juillet 2009

Liste de manques


La Bretagne me manque
Le Finistère nord me manque
La mer vue de ma fenêtre me manque
Le vent perpétuel me manque
Les petits ports me manquent
Les gros nuages menaçants qui les surplombaient parfois me manquent
Le ciel breton, perpétuellement moutonné de nuages tous plus extraordinaires les uns que les autres, me manquent
Le Kouign Amann me manque
La Pointe Saint-Mathieu me manque
La Presqu'ile de Kermorvan, et ses plages, me manquent
La Presqu'ile de Plougastel me manque
Saint-Renan et ses jolies places me manquent
Morlaix me manque
Les falaises me manquent
Conduire sur les petites routes bretonnes, malgré la signalisation désastreuse, me manque
Les couchers de soleil me manquent
Mon Amour m'a manqué.

vendredi 17 juillet 2009

A droite, bordel !


Salut à tous !

BON ! C'est pas tout ça, mais demain je pars en vacances, ça veut dire quoi, ça veut dire une semaine sans posts ici ! Non mais je vous le dis pour pas que vous vous inquiétiez, que vous appeliez les pompiers et tout en mon absence. Je serais en train de bronzer sous les nuages bretons, à penser à vous avec un verre d'hydromel à une main et un bouquin de Jean Teulé dans l'autre...

Il y aura plein de choses qui ne manqueront pas durant cette semaine en Celtie... pas de choses en particulier en fait, simplement la monotonie de toujours voir les mêmes choses, tous les jours. Ca fait un petit moment que j'ai une obsession, celle de partir, voir autre chose. Juste prendre le train, et hop adessias. La grisaille, les voitures machin chose... ça existe aussi ailleurs, c'est pas Parisien, et finalement je sais que je ne serais pas heureux longtemps loin de Paris, de ses cinés, ses théatres et ses avenues. Mais là ça fait 9 mois que je suis parti, et j'ai ma dose.

Si je devais retenir un truc qui ne me manquera pas, mais VRAIMENT pas, ce sont les relous qui restent à gauche dans les escalators. Oui je sais, y a la faim dans le monde, la guerre, la grippe A, Sarkozy machin tout ça, de quoi justement protester. Mais j'ai aussi envie de me rapprocher de mon quotidien, et mon quotidien, c'est ça.

Je ne compte plus le nombre de trains que j'ai ratés à cause de ces... ces... crétins (restons poli). Ces connards (et merde), ces kac'herez, qui n'ont pas l'idée tellement simple et civilisée qu'il ne faut pas empêcher les gens de marcher s'ils le veulent... C'est quand même pas compliqué merde !!! Est-ce que je les oblige à marcher moi ??? Non ! Alors pourquoi eux m'obligent à rester immobile ??? Et pourquoi ne vont-ils pas à droite alors que là ça n'a aucune facheuse conséquence électorale ???

Non pas que je marche TOUJOURS dans les escalators... souvent je ne marche pas d'ailleurs. Mais dans ce cas je reste A DROITE ! Je me dis simplement (mais ça a l'air tellement compliqué) que si y a quelqu'un qui veut descendre ou monter en marchant, et ben je ne le gènerai pas. De fait, les deux tiers des gens le font, ils se mettent à droite. A Londres, ils sont au moins 90 % à le faire... sacrés Anglais... le respect, c'est tellement ringard...

Une majorité semble essayer de penser à autre chose qu'à eux. Mais il suffit d'UN guignol qui reste immobile et hop, tout le monde est bloqué. Et en plus, quand tu leur dis "pardon" pour passer, ils râlent !!! Nous mais vous y croyez à ça ?? Non seulement ils font chier le monde parce qu'ils en ont rien à secouer des autres, mais en plus ils leurs reprochent quand ils essayent de faire ce qu'ils veulent à leur tour ! C'est ce genre de CONS (en fait c'est vraiment le mot juste) qui rendent ce monde invivable. L'égoïsme qui se drape de la cape de la liberté. Je fais ce que je veux, et je vous emmerde.

Je vous laisse. Kenavo !

mercredi 15 juillet 2009

Las, de glace


Salut à tous,

Cette semaine, j'ai vu "l"Age de Glace 3". On devait voir - enfin - Millenium, mais on est arrivés un peu juste, alors on est allé voir ça d'abord, en se disant qu'on enchaînerait avec le film made in Ikea après. Finalement on n'a pas eu le courage, on est rentré se caliner à la place...

Faut dire qu'on avait assisté à une vraie purge. C'est vrai que je ne suis pas un fan de ces dessins animés de ce style, hérités de Disney. Comme je suis insensible à la technique et autre technologie, et que, même gosse, je n'aimais pas ce côté culcul, ces bons sentiments et toute cette bonne morale gerbante, j'ai toujours eu du mal à aller voir tout ça au cinéma. J'avais cependant adoré Wall-e, parce que c'est une vraie fable écologique, c'est extrêmement poëtique et en plus, c'est hilarant et magnifique. Donc, pourquoi pas l'Age de glace 3 ? Surtout que les deux premiers avaient été plutôt honnêtes.

Mais là, j'ai complètement décroché. Tu vois tous les trucs arriver à des kilomètres, le scenario est complètement rachitique et en plus, c'est d'une culculterie sans nom. Comme dans Shrek 3, le héros devient père. Il est forcément couillon, il sait pas comment faire, contrairement à la femme qui est évidemment infiniment supérieure, à tous les niveaux. Quand le gamin nait, il est évidemment adorable, avec des rires de bébés sortis tout droit des pubs Pampers, et des grands yeux de mangas. Pas de pleurs, pas de pipi caca... non, juste un bébé sorti d'une fleur, ou tombé d'un nuage, faut voir. Magnifique.

Toutes les recettes Disney (même si c'est pas un Disney, ils ont quand même tout récupéré parce que depuis 70 ans, Disney ça marche) sont présentes. Pas de choses choquantes : quand le gentil tigre Diego poursuit une antilope pour manger, il la rattrape pas. Du coup, il va devoir encore aller au grec du coin, j'imagine, vu qu'il n'a jamais du attraper une antilope de sa vie. Ce même tigre, qui en début de film revendique son droit à une vie libre et aventureuse, loin des couches et des colliers de coquillettes, va finir avec la larme à l'oeil devant le fruit de l'amour des deux mammouths. D'ici à ce qu'il se trouve une tigrette pour filer droit selon les précepts de l'Oncle Sam...

De son côté, le rigolo de la bande, l'animal avec sa tête en forme de T dont j'ai oublié la race, adopte des petits dinosaures (qui sont sensés avoir disparus depuis un petit moment, et qui ont survécu dans un monde sous terrain, même si le titre anglais signifie "l'aube des dinosaures"...). Quand la mère, forcément agressive au début, ce qui rend la chose plus larmoyante, récupère sa progéniture, elle ne mange pas l'avorton, ben non. Elle finira même par l'adopter dans sa famille ! Que c'est mignon... euh, culcul...

Je sais, avec Disney on sait à quoi s'en tenir, j'avais qu'à pas y aller. Mais ces films numériques cartonnent aussi auprès des adultes parce qu'ils sont soit-disant beaucoup plus acérés et acides qu'avant, moins planplan. Là, j'avais l'impression de m'étouffer dans une énorme barbe à papa... j'en ai regardé l'heure au milieu du film, c'est dire. Bilan : deux heures de perdues.

Vive Wall-e !
Je vous laisse.

dimanche 12 juillet 2009

Trois Zéros


Salut à tous,

Cela vous aura peut-être échappé vu qu'on est dimanche, mais aujourd'hui on est le 12 juillet. Il y a 11 ans, la France gagnait la Coupe du Monde. C'est un poncif, mais je crois qu'à l'instar du 11 septembre ou de la mort de Michael Jackson, tout le monde se souvient de ce qu'il a fait ce jour là. Même les plus extrêmistes des anti foot, a priori. Faut vraiment vivre dans une tribu de Nouvelle-Guinée et être très sensible aux chansons de Zazie pour avoir passé une journée banale ce jour là.

Pour ma part, j'ai rejoins ma bande d'amis de l'époque, avec qui je n'ai quasiment plus de contacts avec la plupart des membres, hormis un, Cyrille, à Saint-Paul. On aurait pu sortir à Hôtel de Ville, mais on s'est dit qu'en sortant à une station avant, on aurait moins de monde. Raté : c'était déjà blindé à Saint-Paul, jusqu'à la place de l'Hôtel de Ville et au-delà. Disséminés dans la foule, des vendeurs de boissons étaient sur le point de faire fortune : il faisait très, très chaud. Ils doivent tous aujourd'hui vivre en Suisse ou aux Barbades.

Quand le match a commencé, on a essayé de tous s'asseoir, en criant "assis, assis" à ceux de devant qui ne voulaient pas le faire, mais finalement on a fini debout. Si mes 190 centimètres m'avaient permis de voir une bonne moitié de l'écran, pas sûr que mes camarades aient vu grand chose de ce match. Du coup, ils exultent quand ça exulte devant. Ce qui n'altère d'ailleurs pas le plaisir, a priori ! A la mi-temps, c'était sûr, on allait gagner. Heureusement, on avait raison.

Fin du match. On part tous sur les Champs. Enfin pas tous : juste Cyrille, notre pote Stéphane et moi. A l'époque peu au fait de la géographie parisienne, et sachant qu'on était débout depuis dejà un petit moment, la parcours jusqu'à l'Avenue me paru absolument interminable. Arrivé sur celle-ci, on voit au bout ce qui est aujourd'hui une image d'Epinal : le visage de Zidane gravé à la lumière sur l'Arc de Triomphe. Entre nous et ce dernier, deux millions de personnes. On a parlé d'un million, sachant qu'ils s'agit de la capacité officielle des Champs Elysées. En oubliant un détail : les gens se déplacaient tous vers l'Arc ! Il faut donc nettement réévaluer ce chiffre.

Avec mes amis, on a fait connaissance avec des filles, qui finalement iront voir ailleurs. On a entre 21 et 25 ans, et elles pas sûr qu'elles en aient 18... des gamines. Et puis je sais pas comment ça fonctionne, les filles. Trop compliqué, trop futé, bref. On continue de marcher jusqu'à l'Arc, à ce moment les rangs de la foule commencent déjà à s'éclaircir, il reste surtout des jeunes en bande qui s'amusent. Nous on décide de rentrer à notre tour, vu qu'il est déjà plus de minuit. En véritables ploucs, on essaie de se repérer sur un plan pour retrouver Saint-Lazare. Enfin, surtout mes deux accolytes parce que moi, pieds en feu et tête en marmelade, je suis à peine mieux loti qu'un zombie. Je ne fais que les suivre comme je peux, nageant dans un brouillard constant.

Je n'aurais pas du. Aussi à l'aise avec un plan qu'avec de jeunes étudiantes, mes amis réussiront l'exploit de rejoindre Saint-Lazare en venant des Champs Elysées en passant par... le pont de l'Alma. Et moi avec, du coup. Et c'est donc dans un état de délabrement avancé que nous prenons le premier train vers l'ouest, dans lequel nous dormons, tandis que le jour se lève. En arrivant, je tombe sur mon père qui, comme toujours depuis 29 ans, part au boulot. Puis je regarde les infos : le journaliste de LCI porte un maillot des Bleus et du maquillage. Il est 7h, et il est temps que je me couche.

Je vous laisse.

vendredi 10 juillet 2009

Les Français au parloir


Salut à tous !

Figurez-vous que ce soir, je suis en vacances. Everybody say YEEEAAAAHHH

(vous) "YEEEEAAAAH"

Pas mal, pas mal, on sent que vous êtes contents pour moi, que tout cela vient du cœur, ça fait plaisir. Le fait est que moi, je le suis, content et sacrément. Ça fait trois semaines que je fais le même truc en ce moment, les tours préliminaires de la Coupe UEFA depuis 2001, et je peux le dire aujourd'hui, mais ça changera sans doute dès que j'aurais fait autre chose, je vomis les Kazaks, les Nord-Irlandais, les Arméniens, les Saint-Marinais, les Féringiens, les Moldaves... que des mecs qui ne savent pas jouer au foot puisqu'on ne les avait pas encore créé jusque là. C'est gonflant.

Malheureusement, durant mes vacances en Bretagne, dans 8 jours (yeaaah), je ne pourrais pas vérifier un sondage récent, qui place les Français au premier rang des pires touristes de la Terre, pour le troisième année consécutive. C'est drôle parce que les gens ont l'air étonné, alors qu'à chaque fois qu'une étude est faite pour juger notre si glorieux peuple, qui a pourtant inventé les Droits de l'Homme, le Bordeaux et la cohabitation, les mêmes mots ressortent : râleurs, radins, nuls en langues étrangères et arrogants.

Comment arrogants ?? Pingres ? Nuls en langues étrangères ? Non mais ça va pas ! Non mais attendez, on parle quand même d'un grand pays, dont le meilleur représentant dans le Tour de France figure dans les 40 premiers (ok, 34e, mais avec panache !), qui exporte magnifiquement sa musique grâce à des stars internationales telles que Johnny Halliday et Patricia Kaas, et dont la politique d'immigration fait honneur à sa tradition d'accueil et d'entraide entre les peuples.

Inconcevable ! Ces peuplades qui accueillent nos sandales et nos casquettes Ricard devraient être plus humbles devant nous, plus respectueux ! De quel droit ces pauvres hères privés d'une telle culture, une telle Histoire, même s'ils la connaissent sans doute plus que nous (forcément, eux n'ont pas d'Histoire), osent nous donner des mauvais points ? Si nous râlons c'est qu'en vacances, on a quand même le droit de réclamer le meilleur service possible non ? Faut nous comprendre, on est habitué à ce qui se fait de mieux dans notre beau pays, on a envie d'avoir la même chose dans nos colon... à l'étranger !

C'est pas comme ça, en nous dénigrant alors que nous cherchons juste à éduquer ces peuples primitifs et peu éclairés, à les faire progresser, que les pourboires vont tomber, ça c'est sûr ! Encore moins qu'on cherchera à apprendre leurs dialectes ou toutes les lettres se prononcent (que c'est con) ! On est le pays du tourisme, faudrait penser à écouter les pros, à les laisser donner des conseils à ceux qui ne savent pas!

On me dit que les Japonais, les Anglais et les Canadiens sont les plus appréciés. Forcément, ils viennent que chez nous, et comme on aurait pas voté contre nous, ils ne pouvaient que gagner... rah, c'est trop injuste. Paul, une Suze.

Je vous laisse.

mercredi 8 juillet 2009

Bon anniversaire mon ange !


Somewhere over the rainbow
Way up high,
There's a land that I heard of
Once in a lullaby.

Somewhere over the rainbow
Skies are blue,
And the dreams that you dare to dream
Really do come true.

Someday I'll wish upon a star
And wake up where the clouds are far
Behind me.
Where troubles melt like lemon drops
Away above the chimney tops
That's where you'll find me.

Somewhere over the rainbow
Bluebirds fly.
Birds fly over the rainbow.
Why then, oh why can't I?

If happy little bluebirds fly
Beyond the rainbow
Why, oh why can't I?

mardi 7 juillet 2009

Actes manqués


Salut à tous,

Hier, l'excellent site Facebook m'a permis de renouer le contact avec des gens dont je n'ai plus de réelles nouvelles depuis des lustres. Des gens de ma génération, avec qui je jouais enfant, qui font plus ou moins partie de ma famille mais avec qui j'avais perdu quasiment tout contact.

Voyez-vous, pour moi l'enfance ressemble à un espèce de tunnel mal éclairé, ou énormément de choses stationnent dans l'ombre la plus totale depuis des lustres. Et quand soudain elles sont mises dans la lumière, je les redécouvre carrément. Voire je les découvre...

J'ai tout le temps l'impression de n'avoir pas eu d'enfance. J'ai passée celle-ci dans ma chambre ou devant la télé, à lire, manger et vivre dans mon monde. Je n'avais pas de vrais amis, juste les enfants de ceux de mes parents, dont je me suis assez vite écarté, je ne sais pourquoi. Peut-être parce que je ne jouais pas au foot... grand regret ! Je ne suis d'ailleurs pas très proche non plus de mes trois frères, ni de mes cousins, qui ne sont pourtant pas très nombreux. je suis malgré tout toujours heureux de les revoir.

Là, il s'agit de mon cousin du côté de ma mère, et du fils du mari de ma tante, aujourd'hui installée dans le sud. Ce dernier avait un an de moins, et je me rappelle qu'on jouait beaucoup ensemble. Quand ils venaient dormir à la maison, à Issou, on discutait le soir dans la chambre, dans le noir. Et puis ils sont partis dans le sud, et c'est vrai qu'on ne les a quasiment plus vu. D'ailleurs, je ne sais pas depuis quand je n'ai pas vu ce dernier, notamment depuis la séparation de son père et ma tante...

Et puis voilà, je le retrouve sur Facebook, en tapant son nom de famille, tout simplement. Je lui envoie un message, et là il me raconte sa vie, qu'il a deux enfants, vit dans l'Essonne et qu'il est notamment passionné de BD... en partie grâce à moi ! Il me demande d'ailleurs si je suis toujours un passionné, moi aussi !

Ca me rappelle un soir ou un de mes frères m'avait dit que je lui avait fait découvrir le rock, ou lorsqu'une ancienne camarade de classe m'avait confié sur Copainsdavant que mes dessins l'avait marqué... tout ça à mon plus grand étonnement ! Ai-je raté autant de moments importants dans ma jeunesse ? Pourquoi suis-je passé à côté de tout ces moments de complicité ? Ca vient forcément de mon côté... J'ai toujours eu des difficultés à nouer des amitiés. J'ai toujours eu l'impression que c'était les autres qui me tiraient hors de ma tanière. Mais manifestement, j'aurais pu faire mieux. Le fait est que, contrairement à une majorité de gens, je n'ai aucun ami d'enfance. Mon plus vieil ami, je le connais depuis 12 ans, depuis le lycée. Rien avant !

Et c'est trop tard pour changer les choses. Je veux dire, renouer un contact vieux de 20 ans ne comblera jamais ces années perdues. Mais bon, c'est toujours ça... on va voir ce que ça donne.

Je vous laisse.

samedi 4 juillet 2009

Historia


Salut à tous,

Aujourd'hui, je vais essayer d'évoquer avec vous ce que je considère comme étant les vrais tournants de l'histoire du monde, et notamment de l'Europe et de la France, ce qu'on connaît le plus quoi. Je veux dire, on connaît le coup du nez de Cléopâtre mais personne n'y croit. Il n'a pas été beaucoup plus décisif que 1515 ou l'assassinat d'Henry IV...

- L'invasion Romaine : Rome réussit ce que n'arriveront à faire que partiellement Napoléon et Charlemagne : réunir l'Europe sous un blason. Au delà de l'image Astérixienne, Rome a permis à des peuples complètement attardés de s'équiper de systèmes sociaux évolués, d'aqueducs, de système de routes... et a donné les bases de leurs langues à la France ou l'Espagne. Alors, merci Jules, n'est-ce pas.

- Les invasions barbares : celles qui ont botté les fesses des Romains. Venus de l'Est, forcément, ces peuples vont harceler les possessions romaines pendant des années. Puis les Francs, venus d'Allemagne et de Belgique, vont prendre définitivement possession de la Gaule. Les ancêtres des Français ne sont donc pas les Gaulois, c'est-à-dire les Celtes, partis depuis longtemps se réfugier des Romains en Grande-Bretagne, et notamment en Irlande et en Ecosse, mais les Francs. C'est-à-dire des Allemands. D'ailleurs, le premier Roi de France - des Francs, à l'époque - s'appelait Clodion le Chevelu (395-448), arrière grand-père d'un certain Clovis. Ah, ils sont beaux les "vrais Français".

- 732, Poitiers : ca fait un peu trop plaisir au FN, mais si Charles Martel n'avait pas stoppé les Maures près de Poitiers, ces derniers, qui avaient déjà envahi l'Espagne, qui mettra 774 ans à faire sa reconquête, ben qui sait jusqu'ou ils auraient pu aller aller. En bien ou en mal, cet évènement est capital : les Maures ont énormément marqué tous les territoires qu'ils ont occupé, notamment de leur science et de leur architecture (cf le sud de l'Espagne). Et ils n'ont jamais pu aller au-dessus de la Provence.

- Le traité de Verdun, 843 : Louis Ier, le fils de Charlemagne, a trois fils qui, comme le voulait
la tradition francque, ont pu se partager l'Empire de leur glorieux grand papa, qui n'a pas inventé l'école mais l'a simplement généralisée. Charles le Chauve reçoit la Francie Occidentale (future France), Lothaire Ier obtient la très étroite Francie Médiane, qui va de l'Italie aux Pays-Bas, et qui n'existera que 12 ans, avant qu'à la mort de Lothaire son royaume soit à nouveau écartelé entre ses trois mioches (!), ce qui donnera naissance notamment au puissant Duché de Bourgogne, et on confie à Louis le Germanique la Francie Orientale, qui deviendra le très puissant Saint Empire Romain Germanique. Ce partage suivant les lits de plusieurs fleuves (Rhone, Rhin, Meuse...) donne une idée de ce que sera la future Europe. Il faudra attendre 987 et l'arrivée au pouvoir de Hugues Capet pour que les héritiers arrête de redécouper les royaumes.

- 1483, mort de Louis XI : j'en ai déjà parlé ici, Louis XI, Roi méconnu, voire injustement décrié, a fait plus pour l'union de la France que la plupart de ses collègues. Il a réuni véritablement les Duchés de Normandie, de Bretagne et surtout la très puissante Bourgogne de Charles le Téméraire, tout en signant la fin de la Guerre de 100 ans. Il a aussi jeté les bases de la future Renaissance, puisqu'il a créé de nombreux liens avec l'Italie, son berceau. François Ier pouvait arriver et récupérer le fruit de son travail.

- 1492 : Je suppose que vous avez vu le film. Même ça, Louis XI l'a raté.

- 1804 : sacre de Napoléon : général de génie (il n'y a pas de mot pour le décrire tellement c'est sidérant), Napoléon est allé jusqu'en Russie, il a réorganisé l'Europe, créé des dynasties sur certains trônes, et accessoirement créé le code civil. Pas mal pour un petit Corse qu'on appellait à l'école "la paille au nez", à cause de son accent. A sa naissance, la Corse appartenait encore à Gênes.

- La Révolution Industrielle : le début de la fin. En 150 ans, l'Homme a réussi à épuiser la plupart des ressources de la Terre, et la polluer sans doute définitivement, tant en s'annihilant lui-même dans des usines et avec des conditions de travail lamentables. Pas mal, pour un vulgaire parasite...

- 1914 : assassinat de François-Ferdinand à Sarajevo : ce prétexte offert aux grands empires européens pour se faire la guerre a bouleversé vraiment l'histoire du monde. Il a entraîné la Première Guerre Mondiale, qui a elle-même engendrée la Seconde, en humiliant profondément l'Allemagne vaincue, créant un complexe et une rage dont on connait les conséquences. Ah, si Gavrilo Princip avait pu le rater, ce couillon d'archiduc autrichien...

- 1944 : Grande année : le débarquement, la naissance de George Lucas, Barry White et Polnareff, et droit de vote pour les Femmes en France.

Les deux derniers sont la chute du mur de Berlin (89) qui a tenté de redistribuer les cartes diplomatiques mondiales, et le 11 septembre 2001, qui a réussi. Il a fallu 12 ans pour que les gentils trouvent un nouveau méchant.

Je vous laisse.

vendredi 3 juillet 2009

Un Tour en France


Salut à tous,

Demain, le Tour de France repart, envers et contre tout. Malgré Contador et Cadel Evans (faut connaître, oui je sais), et Armstrong bien sûr, je vais y revenir, et malgré une tripotée de Français qui n'ont pas la moindre chance de gagner, même s'ils étaient 100 fois plus, pas parce qu'ils ne se dopent soit-disant pas mais parce qu'ils n'ont pas la culture de la gagne, cette épreuve n'a quasiment plus aucun intérêt. A part, bien sûr, de regarder de joli paysages (mais vous pouvez aussi le faire avec Google Earth, et sans Jean-Paul Ollivier en plus) et l'incertitude quant à savoir qui seront les 4 ou 5 guignols à se faire choper la main sur la seringue.

Quant à Armstrong, malgré tout ce qu'on peut dire, j'aurais toujours autant de mal à croire qu'un mec revenu d'un cancer soit capable de remettre sa vie en jeu en se dopant. Mais je me trompe probablement, simplement comme on a bien vu que se doper ne garantissait aucune victoire, il reste selon moi un immense champion. Et moi j'aime les champions, ceux qui gagnent parce qu'ils sont plus forts, tout simplement. J'aime le génie et donc j'aime Armstrong, comme j'aime Nadal et que j'ai aimé Schumacher. Les gens qui ont quelque chose en plus que les autres.

J'aime peut-être surtout qu'ils énervent ceux, et ils sont tellement nombreux en France, notamment au sein de la presse, qui adulent les perdants, ceux qui ont "une belle histoire", qui sont "expressifs", qui perdent "avec panache". A noter que nous avons eu ce genre de champions en France. Ils étaient adulés quand ils battaient les autres pays (France 84 et98, Marseille 93, Prost, Manaudou, Perec...) mais détestés quand ils ne gagnaient qu'en France (le Lyon des années 2000, le Saint-Etienne des 70's...). Ces derniers (les Verts) sont d'ailleurs devenus des icônes quand ils ont... perdu la finale de 76, contre le Bayern Munich. C'est con, ils n'ont pas profité longtemps de cette soudaine popularité...

Tout est une question de chauvinisme, en fait. Si Federer est adulé en ce moment, c'est parce qu'il pleure quand il perd (choupette !), qu'il se sape bien et qu'il est bien élevé, mais aussi parce qu'il est Suisse et qu'il parle Français, et qu'évidemment, pour le Français moyen, la Suisse c'est comme la Belgique, c'est un peu la France, on va pas nous la faire. Quand ça gagne surtout, hein. Mais si Nadal était Français, même s'il continuait à sortir son slip de ses fesses et à ne pas sourire, il serait quand même adulé, c'est une certitude. Tous les arguments sur son côté robot ou quoi ou qu'est-ce ne tiendraient plus. La preuve, Prost ou Hinault n'étaient pas spécialement des larrons, et les Bleus 98 étaient adorés, comme ceux de 2006 d'ailleurs, alors qu'ils proposaient à chaque fois un des jeux les plus pauvres de la compétition. Honnêtement, matez-vous France-Portugal 2006, en demi-finale, et revenez me voir.

Dans l'Equipe d'aujourd'hui, Armstrong parle de ça. "J'ai déjà discuté de ça avec Cédric Vasseur. je lui ai demandé quel était le problème entre les Français et moi. et il m'a dit : "Tu sais, Lance, on n'aime pas les vainqueurs." Je lui ai répondu : "Mais de quoi es-tu en train de parler ?" Et il m'a dit : "On aime les gars qui sont 2e ou 3e, qui ont de belles histoires et dont les visages sont expressifs".

Des acteurs, en fait. je me demande bien pourquoi Armstrong ne s'est pas plutôt cassé le cul à aller gagner sept tours ailleurs, là ou on aime les champions, genre en Italie...

Je vous laisse.

jeudi 2 juillet 2009

Pays Basque, un an après


Voilà, un petit résumé photographique du reste de nos vacances au Pays Basque. Que vos yeux savourent.

Un des frontons qu'on peut voir dans tous les villages basques.

La tombe de luis Mariano, qu'on ne peut pas trouver dans TOUS les villages basques (à Arcangue en l'occurence).


A Bayonne il faisait gris, mais c'était quand même joli.


Son château par exemple, en pleine ville, il est classe.





Et Biarritz quand il fait soir et orageux, je vous conseille aussi. Magnifique !

Bidarray, dans la montagne. On s'attends presque à voir Heïdi descendre en courrant... (je sais, elle c'est les Alpes, roh).






A Espelette, y a du piment partout, comme dans les Restos Chez Papa. Et dans tous les produits à vendre aussi (moutarde, confiture...).

Au col d'Ispeguy, vous êtes en altitude, et vous avez une super vue sur la France, vue de la frontière avec l'Espagne. A notez que vous admirez également mon fond d'écran de téléphone.

Une des plus belle flippe de ma vie de conducteur. Mais ça valait le coup.


La rivière glaciale et montagneuse ou on s'est baignés tout nu, peu avant notre départ. Un régal enfantin, ça m'a rappelé la Corse.



A Saint-Jean-Pied-de-Port, notre camp de base, on s'est régalés, et pas qu'un peu.

C'est pas que bon, c'est joli aussi !
Et enfin, à Saint-Jean-de-Luz, ou je me suis abreuvé du paysage.


Je vous laisse.