lundi 16 juin 2008

Les Cahiers à la rescousse


Bonjour à tous,

Je voudrais juste revenir sur les posts précédents, notamment
Ray la Menace, ou j'affirmais que Domenech, derrière un discours pseudo provocateur et des aspects abrupts envers tout ce qui ressemble de près ou de loin à un journaliste, n'est au fond qu'un vulgaire suiveur, lecteur assidu des 157 sondages parus sur les 23 préférés des Français et qui n'hésite pas à agréer aux demandes effrenées de l'Equipe ou de 100 % Foot. Je dois prendre Mandanda ? OK Estelle. J'écarte Abidal et je reviens au 4-2-3-1 avec Henry tout seul devant ? D'accord mon petit chat. Encore un homme à femme bien obéissant :p

Evidémment, certains ont une nouvelle fois évoqué mon soit-disant côté parano et ma légendaire mauvaise foi, et encore une fois, les Cahiers me sauvent ici. Oui il ne réponds jamais aux questions, c'est l'anti Deschamps, oui c'est un mec de gauche, donc forcément différent dans le monde du foot, n'empêche que si Vincent Duluc ou son clône Pierre Menès réclament un truc, tu peux être sûr que ce sera sur la pelouse le lendemain. Pour l'instant il n'a pas cédé sur un truc : Malouda. Pour le reste, il a essayé Valbuena et Mandanda quand on lui a demandé, entre autres. C'est la Ségolène Royal du foot, et ça prouve une fois de plus que la démocratie participative, c'est du bidon. Parce que les résultats ne sont pas fameux, c'est le moins que l'on puisse dire. Si la majorité avait toujours raison, ça se saurait, n'est-ce pas Adolf.

Sinon hier j'ai commenté un match vraiment incroyable, Turquie-République Tchèque, que j'espère vous avez vu, sinon regardez ceci :



En terme de scenario, difficile de faire mieux. J'avais parlé des deux types de matches à enjeu possibles : soit c'est chiant, soit c'est dingue. Bah là, c'était la fusion des deux, avec une première mi-temps certes dominée et favorables aux Tchèques grâce à l'inoxydable Koller, mais fermée, voire rugueuse, notamment côté Turc. En deuxième mi-temps, les Turcs se sont réveillés, ont pris un autre pion alors qu'un de leur défenseur était blessé, les Tchèques trouvent le poteau mais, même sous la pression, comptent deux buts d'avance à un quart d'heure de la fin. Ca sent bon quoi. Et puis Cech se troue deux fois, avant de prendre dans les arrêts de jeu un but en pleine lucarne. Un cauchemar pour les perdants, le rêve pour les autres, gagnants ou neutres. Et la révélation au monde du talent d'un grand attaquant, qui flambe en Espagne depuis plusieurs années : Nihat.

Vous me direz, pour voir des matches comme ça, il faut des gardiens hors du coup (deux boulettes chacun, bonjour le Yakitori), mais les buts viennent forcément de fautes. Simplement, quand ce sont les gardiens qui les font, ça se voit plus qu'un milieu qui laisse partir un type ou un défenseur qui couvre le hors-jeu. N'empêche, ces deux gardiens sont censés être très bons, notamment Cech, un des trois meilleurs gardiens du monde, donc ça fait tout drôle de le voir prendre un but à la David James... ou à la lui, mon préféré.

Voilà, sur ce je vous laisse.

dimanche 15 juin 2008

Introspection générale


Hey you !

Aujourd'hui, on va essayer de parler d'autre chose. Que du foot, voyez. C'est vrai que c'est difficile en ce moment de parler d'autre chose. Ou alors c'est moi qui suis tellement habité par l'Euro que je ne suis plus capable de capter quoique ce soit d'autre. Mon disque dur est plein quoi, plus de Go de dispo. Oui je sais, ce sont des termes informatiques, et ils viennent de moi. Croyez-moi, j'arriverai toujours à vous étonner. Si si.

Le fait est que j'hésite souvent à parler d'autre chose : sur les sujets dits "sérieux", je m'énerve vite, je n'arrive pas à rester modéré, j'ai des idées assez décidées et j'ai du mal à discuter. De fait, discuter, débattre, m'a toujours paru vain de manière générale : j'ai rarement vu, dans des débats télévisés ou même dans la vie, en soirée, etc, quelqu'un changer d'avis durant une discussion. Mettez un type de droite et un type de gauche, ils vont s'envoyer leurs arguments dans les dents et à la fin, ils seront toujours de droite et de gauche. A part avoir l'impression d'avoir "gagné" tous les deux leur discussion, ils n'auront pas avancé.

Et puis je n'aime pas parler de sujets de tous les jours parce que c'est un sujet que je ne maîtrise absolument pas. Croyez-le ou non, si à la télé on ne ne nous rabachait pas toute la journée que les prix ont augmenté, je ne m'en serais peut-être pas aperçu. Ah oui, le sac de pâtes est passé à 80 centimes... enfin, ça dépends des pâtes. Enfin je crois. Les salaires... déjà, parler de salaires bruts plutôt que nets (ou l'inverse, je confonds les deux) ne me viendrais même pas à l'idée. Pour moi un salaire ce sont juste des sous qu'on gagne quand on bosse, ça ne m'intéresse pas assez pour essayer de savoir combien j'aurais gagné si y avait pas eu de charges dessus... Il doit y avoir un intérêt pour sûr, mais ça m'échappe complètement. C'est juste que ça ne m'intéresse pas, ça s'échappe de mon esprit comme de l'eau dans un égoutoir. La vie quotidienne m'ennuie, m'effraie même je pense. Quand j'étais gosse j'étais tout le temps dans la lune, à m'inventer des histoires, à me les raconter parfois tout haut dans un coin de la cour de récréation, pas du tout dérangé que j'étais par les autres gosses qui m'ignoraient tous, quand ils ne me baissaient pas mon survet jusqu'aux chevilles devant les filles. Parfois je les dessinais aussi, ou je les écrivais. Les histoires, pas les gosses. Les filles, parfois... Et ben ça n'a pas changé depuis, je continue à vivre dans mon monde, et dès que je plonge dans le vrai, chiant, rempli de papiers administratifs, de pouvoir d'achat et de baisse des charges, une chape de plomb s'abat sur moi, j'ai l'impression d'être en apnée. Je surnage difficilement, tant bien que mal... non, plus mal que bien en fait.

J'ai bien compris que je devais faire un effort sur tout ça, mais je n'y arrive pas vraiment. Quand je regarde les infos, et c'est rare parce que les infos à la télé c'est complètement contreproductif si on veux rester informé de l'actualité, la vraie, je zappe quand on parle de sujets quotidiens. Et puis, voir des émissions où on nous montre comment décorer sa maison, bien faire à dîner ou bien éduquer son gosse façon M6, ça me gave, mais y a d'autres raisons que juste le côté "vie de tous les jours", j'y reviendrais peut-être un jour. Enfin bref, de ce côté là j'aurais vraiment du mal à changer. Demandez à un plombier de vous faire une baguette de pain, vous comprendrez.

Voilà, j'ai parlé d'autre chose : moi :D J'aurais peut-être pas dû, mais en fait quand j'ai commencé à écrire je ne savais pas du tout de quoi j'allais parler, c'est sorti tout seul, c'est encore le meilleur moyen que j'ai eu - toujours - d'écrire. C'est à la limite de l'écriture auto-suggestive ou je sais pas quoi.

Je vous laisse, à bientôt.

samedi 14 juin 2008

Back in the 60's


Hello !

J'ai la tête dans le cul ce matin, et je sais pourquoi. Ceux, comme moi, qui on vu le match d'hier et qui sont Français ont forcément le sentiment qu'une moissonneuse batteuse leur a ravagé la tête, et les a dégoûté du football. On me dit que cette équipe des Pays-Bas joue bien, oui... elle l'a toujours fait hein, c'est même son fond de commerce. Simplement là, ça fait deux fois qu'elle ouvre vite le score sur un coup de pied arrêté et qu'elle marque ensuite des valises de buts en contre. Et quand vous affrontez les grand-oncles de Coupet, Thuram ou Sagnol, c'est pas trop dur de marquer des buts. Surtout si en face, la grand-mère de Thierry Henry joue en attaque.

Je voudrais tout d'abord qu'on ai tous une pensée pas du tout émue pour Raymond D., un vieux type qui se tape une jeunette de mon âge qui semble être encore plus con que Thierry Roland, faussement têtu car vrai suiveur, qui a renouvellé un groupe vice-champion du monde en l'espace de deux ans de près de 50 % (grosso modo tous les remplaçants) en gardant les vieilles biques éclopées (Grégory C., Willy S., Lilian T., Claude M., Thierry H., Patrick V.) et en prenant des remplaçants sans aucune expérience (Steve M., Samir N., Karim B., Bafetimbi G....) juste pour faire plaisir à l'Equipe, à RTL et à 100% Foot, tout en les gardant bien au chaud sur le banc. En effet, Raymond D. sera au chômage mardi vers 22h50, après 4 ans durant lesquels il m'avait à peu près convaincu qu'il était un bon sélectionneur, avant cet été du moins. C'est dur d'avoir raison quand on voudrait avoir tort...

Même si on passe, par miracle, j'ai jamais vu une équipe qui perdait un match par 3 buts d'écart au 1er tour gagner ensuite un tournoi. Donc vous pouvez réserver un ciné le 29 au soir. Quoique non, un Portugal-Pays-Bas en finale, ça ne se manque pas :p

Ca faisait 50 ans qu'on n'avait pas perdu un match par 3 buts d'écarts, 26 ans qu'on n'avait pas encaissé 4 buts dans un match (48 ans en compétition), et ça c'est un exploit dont pourra longtemps se targuer Raymond D., qui restera par ailleurs comme le sélectionneur, depuis le début de la "grande époque" (1994-...) qui gagne le moins de matches (56%, moins que Santini, 78,57, Jacquet et Lemerre, 64, et même Houiller, 58 ! Vous savez, Houiller, de France-Bulgarie...) et qui fait le plus de 0-0, et dont l'équipe marque le moins, et de loin. Bref, une purge. J'ai l'impression d'être retourné dans les années 60, ou on jouait bien et qu'on perdait tout le temps, avec à la fin les mêmes excuses vaseuses entendues hier soir, "on a dominé, on s'est créé des occasions, ils ont eu de la réussite"... Finalement, la France était l'équipe du 2e tour qui avait le plus été dominé en 2006, un peu comme la Grèce en 2004... comme elle, on a été puni. Une belle fessée, on n'est pas près de voir la trace des doigts disparaître.

J'ai tellement la haine que je ne trouve pas les mots. Ah si, tiens y en a là qui traînent... Pendant toute la première mi-temps, l'inénarrable André Ooijer, le si laid et si mauvais défenseur central néerlandais (au moins aussi nul que Thuram, mais avec 4 ans de moins) a relancé tranquillement, pépère, tout simplement parce que les Français, qui étaient menés au score, rappelons-le, ne sortaient pas de leur camp pour venir presser ce dinosaure à la mord moi le noeud. Pourquoi ? Les consignes j'imagine... ne pas laisser d'espace... bien défendre... putain mais merde !!! Quand on est menés on prend des risques, putain ! Le minimum syndical, que l'on soit menés ou non d'ailleurs, c'est de presser l'adversaire, aller le chercher dans son camp, l'empêcher de jouer ! Résultat, Les Néerlandais pouvaient s'organiser pépère, Ribéry héritait du ballon dans son camp, et après bon courage pour le remonter, vu qu'il était le seul au niveau... avoir un des trois meilleurs joueurs du monde dans son équipe et ne pas lui fournir une équipe potable, offensive quoi, quel putain de gâchis...

Tout le monde va encore taper sur Malouda parce que c'est le nouveau Landreau et que c'est la mode, mais en attendant il a offert une passe décisive à Henry, que l'autre soit-disant buteur a été incapable de mettre au fond, voire même de cadrer son tir... quel gâchis, punaise, mon dieu j'en ai le vertige.

Alors oui, on a un penalty pas sifflé, et les Néerlandais ont eu une réussite maximale, comme face à l'Italie. Mais on aurait du se retrouver à 10 au bout de 20 minutes, puisque Makélélé avait décidé de distribuer les bourre-pifs avec toute l'amitié de l'arbitre, et puis les Néerlandais sont bons en contre et ont toujours eu une bonne frappe lointaine, comme Sneijder, on le savait. Mine de rien, en tournoi on n'a jamais battu les Pays-Bas dans le jeu, et ce n'est pas forcément un hasard. Par contre, on est invaincus face aux Italiens depuis 1978. Ce serait bien, là aussi, de perpétuer la tradition.

mercredi 11 juin 2008

Menès jette la Pierre


Bonjour à tous !

Je suis super en forme aujourd'hui parce qu'en ce jour de repos bien mérité, je viens de me taper une bonne petite sieste et, encore un truc que je constate avec l'âge, j'aime de plus en plus ça. Surtout quand je me lève à 7h30 alors que rien ne m'y obligeait...

Bon, sinon cet Euro est parti sur un petit rythme souffreteux, avec 9 buts en 6 matches, une moyenne de buts asmathique qui ferait passer la Ligue 1 pour la Bundesliga. Et puis finalement, et comme prévu si on s'en tient à l'adage qui dit qu'à un moment donné, tout s'équilibre plus ou moins, une journée arrive avec 7 buts en deux matches, qui fait passer la moyenne de 1,5 à 2, ce qui est déjà plus présentable, à défaut d'être suffisant. Maintenant qu'on a eu un doublé, un triplé et une des plus énormes erreurs d'arbitrage de l'histoire, en terme d'énormité - en défaveur de l'Italie, tiens donc - cet Euro a enfin pris ses marques, les matches couperets arrivent et dans ces cas-là, y a deux possibilités : soient les équipes serrent les fesses et on s'emmerde, soit elles lâchent tout et on se régale. Personnellement, et contrairement à mon esprit fondamentalement pessimiste, je pencherais pour la 2e solution. Tout simplement parce que quand vous avez perdu votre 1er match, vous avez vachement intérêt à gagner le 2e.

Recentrons nous sur ce qui est à la fois le seul match nul de cet Euro, son seul match sans but ET le match qui nous intéresse le plus, j'ai nommé Roumanie-France. Objectivement, y a eu plus pourri depuis samedi : Suisse-République Tchèque par exemple, je l'ai commenté et j'ai pourtant eu des envies de pendaison. Pareille pour la 1e mi-temps de Grèce-Suède, que je commentais également.

La France n'a pas gagné son 1er match, ce qu'elle avait pourtant toujours fait lors des tournois qu'elle a remporté, ce qui semble exclure
de facto une victoire finale tricolore. Autre signe qu'on n'ira pas défiler sur les Champs-Elysées le 29 juin prochain, la forme que semble afficher d'autres favoris, l'Espagne, les Pays-Bas, le Portugal ou l'Allemagne notamment. Sauf que chaque fois, on voit des équipes démarrer en trombe, et se ramasser en route. C'est un peu la spécialité italienne plus que française d'ailleurs, ce qui n'est pas non plus très rassurant. Enfin, une équipe qui gagne un tournoi après avoir perdu son 1er match 3-0, on n'a jamais vu ça. Et je demande à voir.

En 2006, les deux meilleures équipes du 1er tour, et de loin, étaient l'Espagne (déjà) et l'Argentine. Même si elles méritaient sans doute de se retrouver en finale, elles n'ont pas passé les quarts. Dans le même temps, l'Italie et la France se traînaient avant d'en découdre en finale. En 2004, la République Tchèque était l'équipe la plus impressionnante, là aussi de loin : résultat, défaite en demi face à la négation du football, j'ai nommé la Grèce, qui a enfin été punie hier. Et en 2002, l'Espagne avait là encore gagné tous ses matches de poule avant de se faire voler par l'arbitrage face à la Corée du Sud. Comme dirait des gens bien informés, rien ne sert de courir, il faut partir à point, ou encore, c'est à la fin du bal qu'on paie l'orchestre. CQFD. Si les équipes victorieuses s'inclinent dans leur 2e match, et il y en aura forcément, tous les commentaires, qu'ils soient laudateurs ou alarmistes, seront remis en cause.

Les réactions d'après match, mardi, étaient terribles : si quelqu'un ignorant tout de l'Euro rentrait chez lui et tombait sur la tronche et les erructations de Pierre Menès lors de 100 % foot, il aurait été persuadé que Thierry Henry était mort, ou pire, que la France avait perdu face à l'équipe cécifoot du Liechtenstein. Bon, elle a juste fait 0-0 face à une des meilleures équipes des éliminatoires en se créant l'intégralité des occasions du match, mais c'est un détail. Je croyais que les journalistes sportifs les plus haineux étaient Olivier Rey ou Larqué mais mardi soir, j'ai trouvé Menès, que j'apprécie souvent par ailleurs, d'un catastrophisme sans nom, et d'une morgue assez hallucinante envers Malouda, dont je ne suis d'ailleurs pas trop fan non plus. Mais là, c'était un peu too much quand même. Même Grimault paraisait modéré à côté, c'est dire. Pourtant, Malouda je l'ai pas trouvé plus mauvais que les autres. Je l'ai même trouvé un peu plus saignant que lors des derniers matches, ce qui n'est pas un exploit incommensurable, mais bon, pas de quoi avoir envie de tout valdinguer de dégoût non plus...

Les propos de Menès ont d'ailleurs été retranscrits dans les Cahiers du football, sous le titre : La minute Philippe Lucas de Pierre Ménès : "Il faut mettre Govou en plus, il faut mettre Nasri en plus, et se débarrasser de Malouda une fois pour toutes et définitivement! C'est pas une déception Malouda! Ça fait un an que je dis que c'est une catastrophe ambulante! Il joue à peu près quatre-vingt pour cent de ses ballons derrière, mais ça pour faire ça, ben un joueur de PH peut le faire, quoi! (…) A un moment donné, c'est quand même une imposture qui dure depuis trop longtemps, j'veux dire, on a laissé certains joueurs, on a laissé Ben Arfa à la maison, on a laissé Trezeguet à la maison, et on prend un mec... À un moment donné lui, j'en ai ras-le-bol, je ne veux plus le voir, je ne le supporte plus!". Ben oui quoi merde ! Il le supporte plus le Pierrot ! Alors Raymond, t'as compris ?

La réalité, c'est que si Benzema avait été aussi efficace qu'il ne l'est habituellement avec Lyon - il n'a plus marqué en EdF depuis l'automne, et un déplacement périlleux aux Îles Feroe (0-6), ou atterrir dans la mer paraissait
plus facile que de perdre - la France aurait gagné ce match. Si Anelka avait retrouvé son efficacité qui le fuit depuis février (!), aussi. Des stats que pourrait admirer sans rougir un buteur tel que Trézéguet, scandaleusement en vacances... Des occasions, on en a eu plus que la République Tchèque, la Croatie ou la Suède par exemple. Mais forcément, quand tu fais 0-0 ça passe mal. Ils auraient gagné 1-0 sur un pointu hors-jeu de Henry, et Pierre Menès aurait chanté alleluïa le soir même.

Bien sûr que ce match était chiant, c'est souvent le cas des 1ers matches de compétition, et les prochains matches face aux Pays-Bas et l'Italie n'incitent pas, mais vraiment pas à la confiance, quand on y pense. Mais hurler au loup et laisser comprendre que c'est le pire match de la France depuis France-Norvège de 1968 (0-1), y a un monde.

Sur ce je vous laisse, j'ai Suisse-Turquie à aller commenter ! Quoi je vais me régaler ? Evidemment !

samedi 7 juin 2008

Euro dateur


Bonjour !

Piouf, deux posts en deux jours alors que d’habitude si vous en avez deux en une semaine c’est la fête, vous êtes vraiment gâtés. Enfin, sauf ceux qui maudissent ces foutus et perfides anglais qui ont eu la lamentable idée de créer l’activité (pas seulement le sport) le plus populaire au monde, et de très loin, alors qu’ils voulaient juste se démarquer du rugby en ne jouant qu’avec les pieds, et avec un ballon rond, pas un ovale qui rebondit n’importe comment, j’ai nommé le FOOTBALL. Tadaaaa.

Aujourd’hui commence le XIIIe championnat d’Europe de football, plus communément appelé Euro. Étrange que quand c’est pour l’Europe on appelle ça « championnat » et quand c’est pour le monde on dit « coupe », alors que c’est fondamentalement le même schéma avec juste un tour de moins. Bref ! Ah oui, c’est peut-être parce qu’il y a déjà une Coupe d’Europe, mais pour les clubs… vous voyez que faut être intelligent pour s’intéresser au football, vous avez vu comment c’est compliqué ?

Depuis décembre on connaît la composition des quatre groupes, et donc depuis 6 mois on sait que la France a un groupe scandaleusement difficile, un peu comme en 2004, avec celui des Pays-Bas, de la République Tchèque, de l’Allemagne (éliminée, finaliste en 2002 et demi-finaliste en 2006...) et de la… Lettonie. Oui, il font autre chose que jouer au basket dans les pays Baltes, il leur arrive de jouer au foot aussi. Et ben en 2004, c’est logiquement l’équipe qui n’avait pas réussi à battre les partenaires de Maryan Verpakovskis (0-0) qui avait sauté. Cette année, pas de branquignol pour jouer les arbitres : si la Roumanie paraît la plus faible, c’est une belle connerie de le croire. C’est une excellente équipe, avec des attaquants qui me font craindre le pire pour les lombaires plus que trentenaires de Lilian Thuram, j‘y reviendrais…

Je vais vous parler un peu des joueurs que personne ne connaît, et qui pourraient bien tout casser cet été, que ce soit à l’Euro ou après, lors du mercato… comme ça, quand on vous dira « oulàlàlà tu le connais le petit russe là ? » vous pourrez dire « ben ouais, je savais qu’il était bon ». Vous aurez la classe pendant vos dîners, allez dites-le que vous êtes heureux. Allez quoi !

En premier, je citerais un Russe justement, un des rares sans doute à avoir le niveau international, du moins depuis la blessure du meilleur buteur de la Coupe UEFA, Pogrebnyak, j’ai nommé Andreï Arshavin :




C’est ce but qui élimine Marseille de la Coupe UEFA, que le Zenith Saint-Petersbourg a remporté, principalement grâce à son petit génie. Notez que sur son accélération, Ronald Zubar ressemble à Ronald Reagan. D’accord, Zubar c’est pas Maldini, mais croyez-moi, si la Russie passe le 1er tour, pour la 1e fois depuis la fin de l’URSS, ce sera grâce à lui, à ses buts splendides et à son sens aigue de la passe décisive.

Y a aussi le Croate Luka Modric :




En 2006, dans un autre blog j’avais trouvé qu’il ressemblait à Christophe Willem, mais si je le redis des gens pourtant proches vont me tuer alors je dirais juste que comme Arshavin, il est vraiment très bon, très technique et très actif, et que Tottenham a déboursé 22 millions d’Euros pour l’acheter cet été. Il a tout d’un phénomène, et risque d’en étonner plus d’un cet été.

Citons également (avec difficulté certes) Klaas-Jan Huntelaar :




Un buteur cette fois, et pas le dernier : cette saison il a marqué avec l’Ajax 41 buts en 48 matches, et au total déjà 7 buts en 12 sélections, et le Real vendrait le Roi d’Espagne pour l’avoir. Dans la grande lignée des buteurs néerlandais, Van Basten et autres Van Nistelrooy, Huntelaar est un phénomène devant le but, un monstre de régularité et d’efficacité. Si son sélectionneur (Van Basten) décide de le titulariser à la place de Van Nistelrooy, justement, il sera à mon avis un des favoris pour le titre de meilleur buteur. Ah oui, un détail : les Pays-Bas seront le 2e adversaire de la France…

Un peu plus connu, Adrian Mutu :




Le buteur de la Fiorentina, passé par Chelsea, l’Inter ou la Juve, est un excellent buteur, qui aime participer au jeu. Il a les deux pieds, une très bonne frappe de balle et une excellente technique. Il vient d’inscrire 49 buts en deux saisons à Florence, et en a marqué 28 en 61 sélections ! Et lui aussi viendra défier les vieux os de Lilian Thuram au 1er tour, et ce dès lundi. Brrrr…

Voilà, c’est tout pour le moment. C’est un Euro que je ne vais peut-être pas savourer comme les autres grands tournois, vu que je vais commenter pas mal de matches. Enfin, je me trompe peut-être, je vous dirais ça fin juin… Je commence dès ce soir, pour le match d’ouverture. J’ai hâte d’y être, oulàlà ! Sans rire !

A bientôt !

vendredi 6 juin 2008

Les yeux juste derrière les Bleus


Bonsoir à tous.

Tandis que Gaël Monfils tente l’impossible face à Federer (on en est à la fin du 4e set, j’espère que j’aurais fini ce papier avant la fin du 5e, ça voudrais dire qu‘il y en aura eu un…) je vais évoquer ma soirée de mardi, qui a eu pour première qualification le terme d’inattendu : j’ai en effet appris que j’allais voir France-Colombie au Stade de France à 3 rangées du terrain et du banc des remplaçants français que le matin même du match. Surtout que j’étais parti bosser avec la désagréable révélation que je n’avais pas pensé de le programmer. En fait j’ai eu mieux, c’est cool.

Avant le match, je devais auparavant rejoindre mes amis pour surprendre l’un d’entre eux qui constatait douloureusement que s’il voulait jouer à un sport, ce serait désormais en vétéran puisqu‘il fêtait son anniversaire, objet logique de chambrage en règle. Moi je peux toujours le chambrer, j’ai encore deux ans devant moi. Et puis je n’ai pas prévu de faire du sport, donc tout va pour le mieux.

Donc rendez-vous devant la Cigale, ou une partie de ma bande s’apprêtais à assister au récital (c’est comme ça qu’on disait dans le temps c’est ça ? Ça m’a toujours fait marrer comme expression, vous imaginez ? « Ouais, hier on a assisté au récital d’AC/DC, ça déchirait trop ») de Christophe Willem. On voulait le surprendre et faire chanter à la file d’attente « bon anniversaire ». Bon j’ai essayé mais ils m’ont regardé comme si je leur demandais de m’expliquer le théorème de Pythagore en Tongien du nord-ouest. On était à Paris hein ! La dernière fois qu’on a chanté dans la rue à Paris c’était le 12 juillet 98, ça date, on est un peu rouillé.

Bon, après j’ai du partir au match, mais mon amour et ma copine M. ont été réquisitionnées pour assister au concert, même s’ils ne l’avaient pas prévu. Apparemment c’était bien, surtout quand, grâce aux cris de la bande, l’idole de toute une génération est descendu dans la fosse pour faire la bise à l’intéressé. La classe ! La photo (et le récit détaillé de la soirée) est d’ailleurs sur Dam_Drums,
Monasphère et Blogamande, si vous voulez voir et lire cet instant historique.

Moi de mon côté j’ai fait l’erreur stupide (parce qu’en plus je le savais, j’y ai juste pas pensé) de prendre le RER D plutôt que le B. Comme le D est franchement loin du stade, ben j’ai bien marché sous la bruine pour arriver au stade. Là je suis rentré, et comme j’étais dans une tribune huppée on m’a quasiment pas fouillé. C’est un truc que j’ai constaté, plus la place coûte cher, moins la bombe que vous trimballez dans votre sac à de chance d’être repérée. C’est toujours intéressant si vous rêvez d’embrasser la carrière très convoitée de terroriste (si dans mes stats je vois que quelque un de Washington est venu sur mon blog, faudra pas que je m’étonne).

Jamais de ma vie j’avais été aussi bien placé dans un stade. En fait, s’il y avait pas eu la tribune d’en face, je me serais presque cru au stade d’Issou, le long de la main courante en béton à assister d’un match du dimanche matin. C’est fou, la pelouse était devant moi, les remplaçants allaient s’asseoir de façon désabusée dans leur cahute et je pouvais les voir de près, je ne ratais rien de la coupe mulet de Samir Nasri ou de Sébastien Frey, et David Astorga envoyait des textos pendant qu’il n’intervewvait pas Domenech ou qu’il ne donnait pas le taux d’humidité de la pelouse (oups, désolé David).

En fait, j’étais un poil trop bien placé : d’abord j’étais au niveau de la pelouse, donc quand les jouaient devant la cahute des remplaçants ben on ne voyait que leur buste, et puis je vous rappelle qu’il bruinait, et quand vous êtes à cet endroit là, le toit ne vous protège plus. Mais bon, je vais pas commencer à me plaindre, j’aurais pu presque susurrer à Raymond ce que je pensais de son choix pour les gardiens de but sans que David Astorga ne s’en rende compte.

Avant le match, y a eu la Marseillaise. J’ai filmé cette séquence et c’est là que je me suis rendu compte que j’avais chanté dessus !!! Moi le vilipendeur officiel de ce texte débile, xénophobe et violent !! Personne n'est à l'abri de cette grave maladie qu'est le nationalisme... Je vous laisse admirer ce grand moment de patriotisme (n’essuyez pas votre écran, j’ai filmé avec mon téléphone) :



Je ne parlerais pas du match en lui-même, d‘abord je voudrais que vous lisiez le post en entier, et puis il était moyennement intéressant. Comme souvent, la France marque un but et puis après plus rien, comme à la Coupe du Monde. Vous me direz, s’ils refont ça à l’Euro on prendra, mais bon. Et puis quand on est au stade ça passe toujours plus vite que devant la télé, je ne sais pas si vous avez remarqué.

En remontant vers les escaliers, en longeant la tribune officielle j’ai pu reconnaître quelques trombines plus ou moins connues : Jean-Pierre Escalette, Gabriel Obertan, Pierre Menes, Francis Lalanne, Albert Emon… intéressant hein ? C’est pas Cannes, mais c’est un début.

Ah, et puis sinon, chose intéressante, vraiment celle là : la nouvelle version de footballdatabase.eu est sortie !!! Elle est toute belle, on est vraiment fier de tout le boulot abattu pour en arriver là. Maintenant, ce qui est bien avec un site c’est quand les gens viennent dessus, alors je compte sur toutes les bonnes âmes de passage ici pour y aller, et se balader dedans !

A bientôt !

jeudi 29 mai 2008

Ray la menace

Chers amis, bonjour.

Je préviens tout de suite la foule en délire qui attends avec impatience et depuis bientôt 3 semaines maintenant un nouveau post de ma part (j’ai voulu en laisser un beaucoup plus intéressant vendredi dernier mais il a été bouffé par internet, qui ne m’aime pas, comme tout ce qui est constitué de 0, de 1, de fils électriques, etc, et je n’ai vraiment pas eu le courage de le réécrire) : je vais parler de foot dans ce post. Je conseille donc à ceux qui auraient peur de perdre des neurones, de la crédibilité, voire du sex-appeal en lisant un texte sur le foot qu’ils feraient mieux d’aller lire un blog qui parlerait de régimes, de produits de beauté ou de déco intérieure.

A noter que j’écris ce post tandis que Roland Garros passe à la télé, et notamment la 256e défaite de Mauresmo face à une inconnue complète. Et, comme toujours, cette manie absolument insupportable des commentateurs d’appeler les Français(es) par leur prénom. Donc, en ce moment, « Amélie », notre copine Amélie, je dirais même plus notre cousine Amélie, perd face à… (je tourne la tête vers la télé)… mademoiselle Suarez Navarro, qui n’oubliera pas, telle une vulgaire candidate de la Nouvelle Star, de disparaître dans l’anonymat juste après ce match.

Donc le foot. Comme on dit à chaque début de phrase quand on est un bon vendeur par téléphone, « vous n’êtes pas sans savoir » (y a aussi « au jour d’aujourd’hui ») qu’hier, Raymond Domenech a publié sa liste des 23 joueurs qui iront à l’Euro disputer le premier tournoi de la France sans Zidane, ce qui, sur le plan technique comme symbolique, n’est pas anodin du tout. Donc, pas de Zidane (c’était attendu) pas de Cissé, pas de Mexes, pas de Pirès, pas de Giuly, pas de Trézéguet et pas de Landreau, ce qui est autrement plus scandaleux. Allez, balancez-moi le coup des 60 millions de sélectionneurs, comme ça ce sera fait. Sauf que si vous enlevez les enfants, les vieux, les femmes, les bobos pas intéressés par ce sport de milliardaires écervelés (ça existe pas dans le foot les milliardaires, pas plus que les cervelles) et Dominique Grimault, ça fait moins de monde déjà, donc je vois pas pourquoi mon avis serait moins bon que celui d’un mec qui préfère prendre Sébastien Squillaci plutôt que Philippe Mexès parce qu’il est gémeau ascendant vierge, et que les vierges ont une belle lune cet été. Ou parce qu’il n’a pas envoyé de texto à sa femme, c’est selon.

Moi j’aimais bien Domenech. Un mec intelligent, cultivé, provocateur et qui ne fait pas de la lèche aux journalistes, ça change vraiment dans le foot, ça fait plaisir. Un peu comme Dhorasoo quoi, un footeux qui ne commence pas toutes ses phrases par « à nous de » ou « l’important, c’est les trois points » tout en recoiffant sa crête version tecktonick. Ces dernières semaines, Domenech en était à réclamer de la polémique autour de son équipe, celle qui avait soudé son groupe en 2006. Ben là, avec cette liste certes pas classique mais extrêmement consensuelle, il ne risquait pas d’en avoir, de la polémique. A part en prenant Noah ou l’Abbé Pierre, il aurait eu du mal à faire une équipe plus apte capter l’amour populaire.

Exit les prix citrons médiatiques, aussi talentueux soient-ils : Landreau, Cissé, Mexès Trézéguet, bonjour les têtes d’affiche médiatiques, Mandanda, Gomis (qui méritait plus que Cissé, mais infiniment moins que Trézéguet)… il ne manque que Valbuena, Valérie Damidot et Sarkozy, et t‘as le top 5 des personnalités préférées des Français qui écrivent dans l‘Equipe ou parlent dans 100 % Foot. Comme en 2006 avec Ribéry, il a donc montré que lui aussi savait lire les sondages, et se plier au désormais fameux consensus mou, concepte qui fait l’orgueil de notre pays, avec le fromage, Dany Boon et le taux de tués sur la route à cause de l’alcool, sacrifiés sur l’autel de la convivialité et de la tradition.

Monsieur Denis a quand même eu les « couilles », dixit le si modéré Pierre Menès, de virer le seul joueur dont le taux de popularité est en dessous de la moyenne de température en février à Aurillac, j’ai nommé Michaël Landreau, qu’il dirige en sélections (Espoirs et A) depuis 10 ans, et qu’il portait en grande estime pour son professionnalisme, ses qualités mentales et de meneur d’homme, en plus d‘être un excellent gardien. Problème, il joue au PSG, et il a beau avoir encaissé autant de buts que Mandanda en championnat, il est à peine plus aimé que le virus de la grippe ou Michael Schumacher au temps de sa splendeur.

Durant cet Euro, il avait autant de chances de jouer que le dénommé Nicolas Devilder de décoiffer Rafael Nadal, n’empêche que Raymond Domenech, l’homme qui sait si bien être ému devant les caméras, prouvant là qu’il n’est pas un acteur d’opérette, n’a pas hésité à le sacrifier pour faire venir la nouvelle mascotte du journalisme sportif français, que je ne nommerais pas, de peur de faire du lag avec les 12 764 autres articles qui évoquent son nom. A quoi ça sert, ce genre de procédés, franchement ? S’il voulait pas essuyer les larmes de Landreau, c’était pas compliqué, y avait qu’à le garder comme coupeur de citron. Si c’était pour faire jouer Mandanda (merde, désolé), là d’accord, mais changer de gardien réserviste et ainsi attaquer la pérennité du groupe inutilement, je ne vois pas là. On notera qu’il n’a pris que 12 des 23 joueurs ayant été retenus pour le Mondial 2006, le plus gros renouvellement français d’un tournoi à un autre depuis 1996. En 2000, seuls quatre joueurs sur 22 n’avaient pas gagné la Coupe du Monde 1998, et la France avait encore gagné. CQFD.

Hormis Barthez et Zidane, ce sera la même équipe type qui disputera l’Euro, mais parmi les 12 remplaçants en 2006, seuls Coupet, Boumsong et Govou (3 Lyonnais… sacré Raymond, et tu l’as mise ou ton objectivité hein ? Ou qu’elle est ? Ch‘ti pépère) sont encore là. C’est ce qui s’appelle faire table rase. Ça s’appelle aussi pédaler dans la semoule, naviguer à vue, péter les plombs, une durite, un câble…

Allez Ray, je t’aime bien quand même, ne serait-ce que parce qu’il ne faut pas tirer sur les hommes de gauche dans le foot, qui sont aussi nombreux que les ours dans les Pyrénées. N’empêche, je commence vraiment à trouver ton mandat un peu long. Trézéguet, Mexès, Pires et Giuly aussi d’ailleurs.

Bonnes journées, et bisous d’anniversaire à Morgane !