samedi 31 octobre 2015

L'Amérique... jour 3

Bon allez, je vais pas vous faire saliver plus longtemps. Hein que vous salivez, hein, hein ? Oui ben essuyez-vous merde, c'est dégueulasse.

Ce matin donc, départ pour le Mont-Saint-Hilaire. Comme le raconte si bien mon ami Wiki, il s'agit d'une des neuf collines montérégiennes du sud de Montréal, dont la région est par ailleurs extrêmement plate, limite inquiétante même tellement elle est plate, mais percée par endroit par des rochers plutoniques très impressionnants, à l'image du Mont-Royal, qui surplombe la ville et dont je parlerais plus tard. Du haut de ces derniers, c'est d'ailleurs encore plus impressionnant, vous allez voir. En tous cas là-bas y a de la forêt, de quoi marcher des heures, une armée d'écureuils... un régal.

Le matin, on récupère en ville notre voiture de location, une Chrysler town and country grise, sept places, et qui a le bon goût tellement américain d'être automatique. Au départ elle devait juste nous servir pour notre futur trip dans le Maine et Boston, mais on a avancé la location d'un jour histoire de pouvoir se faire le Mont-Saint-Hilaire avec. Excellente idée de M, cette journée, malgré un temps très moyen, fut mémorable. Je n'ai pas vraiment profité de la voiture ce jour-là vu que j'ai voyagé avec celle de D et A, mais ce n'est que partie remise.

Vieux de 125 millions d'années mais situé à seulement 35-40 kilomètres de Montréal (vaut mieux ça que l'inverse), à l'est, on y est vite arrivé. En chemin après avoir franchit le Saint-Laurent sur un de ces ponts immenses dont ce continent a le secret, on prend un petit déj dans un Tim Hortons, la chaîne de restauration rapide qui est plus qu'omniprésente là-bas. Difficile de faire 10 mètres sans tomber sur un "Tim". Ça tombe bien, ils font des muffins à tomber par terre. Ah ça, à part le fromage et le pain, qui me manqueraient sérieusement, je ne serais vraiment pas malheureux niveau gastronomie là-bas...

Sur place, plusieurs parcours s'offrent à nous. Comme vous pouvez le voir sur la carte ci-jointe, notre premier arrêt se nomme Burned Hill, mais notre objectif, c'est le Pain de Sucre. Tiens, ça me dit quelque chose ça comme nom... La balade au milieu des arbres est ardue mais agréable, on est pas encore dans les fameuses couleurs nord-américaines (le rouge surtout), typiques de l'automne là-bas (une saison qu'on appelle... l'été indien, taaaaadadam...) mais on en est pas loin quand même. La vue à Burned Hill est sympa mais sans plus, vu qu'il y a... des arbres devant. Merde quoi c'est con ce truc, y a une vue en forêt mais on la voit pas à cause d'arbres mal placés, c'est ballot... autant continuer jusqu'au Pain de Sucre. En chemin, une partie du groupe - M&Z et leurs bambins -, fatigués, s'en vont nous attendre au bord du lac. En route mauvaise troupe !

On perd du temps en chemin pour essayer de choper au mieux quelques écureuils qui traînent et qui, comme leurs congénères humains d'ailleurs, ne sont vraiment pas farouches. C'est limite s'ils n'acceptent pas de faire des selfies avec nous... Arrivés au Pain de Sucre, l'ascension du rocher se révèle ardue, mais elle en vaut la peine. la vue est splendide. Au loin, on parvient à discerner les tours de Montréal, malgré la brume. Dans la plaine, constellée de collines qui marquent encore plus son extrême platitude, se balade la rivière Richelieu. Nos téléphones et appareils photos chauffent, un peu plus que le temps d'ailleurs. On est bien là, on est pas mal.

On redescend rejoindre nos amis, qui doivent poireauter depuis un moment... on les retrouve dans un cadre idyllique, un paysage parfaitement nord-américain, un bonheur. Un lac entouré de collines vertes qu'il reflète parfaitement... des cabanes au bord de l'eau... j'imagine Daniel D. Lewis surgir d'un fourré, son énorme fusil à la main, à la poursuite d'un daim effarouché. Sur une table de camping absolument pas entretenue et donc superbement vieille, on déguste nos sandwiches Tim Hortons, achetés le matin même, tandis que les mômes jouent au bord de l'eau. Une plénitude s'il vous plaît, merci !

Avant de rentrer, passage obligé chez un vendeur de pommes local, où nous cueillons nous mêmes nos fruits. C'est assez drôle comme concept, on achète un sac et on remplit. On pourrait aussi amener nos propres sacs en lousedé et vider le verger, vu que personne ne surveille... mais ça marche aussi à la confiance. Les gens sont cools, ici, ils ont du mal à imaginer que certains cons de Français pourraient profiter de leur gentillesse pour dévaliser leur production sans vergogne... oui, nous on peut l'imaginer, c'est marrant hein !

Allez, on est éreinté, on rentre. Après avoir dégusté un burger assez incroyable chez les toujours excellents Five Guys, qui régalent l'Amérique depuis un moment maintenant (y en a partout à Montréal et NY), on finit notre soirée avec D&A dans un hint hunt, A/Maze, qui nous propose de résoudre une petite énigme en moins de 20 minutes, entre amis. Ça fait fureur, ici comme à Paris, on arrête pas d'en faire, et c'est toujours aussi drôle, stressant surtout, quoiqu'un peu court. D’habitude ça dure une heure, là c'était 20 minutes et on a résolu l'énigme... en 15. Faut dire qu'avec les deux filles, Au. et Am., on a des phénomènes dans ce domaine...

Voilà une troisième journée bien remplie. Demain ce sera un peu plus calme... avant le grand départ pour le Maine !! En garde, Stephen King !

A plus tard !















vendredi 30 octobre 2015

L'Amérique... jour 2

Bon puisque je dois aller vite, ne traînons pas en route !

Deuxième jour. On a dormi chez D&A, qui sont toujours aussi accueillants quand ils reçoivent. Mais le lit de leur chambre d'ami a beau être une merveille, je me réveille quand même relativement tôt, en tous cas le premier. J'ai toujours aimé être réveillé avant les autres, sentir la maison endormie autour de moi. D'ailleurs, la solitude, tant que ça dure pas indéfiniment, ça reste un kiff pour moi, le début de la liberté. Et puis les voyages c'est pas fait pour dormir, merde ! Je prends des photos de leur "petite" rue de Verdun, un quartier réputé "populaire", dans le mauvais sens du terme, paraît-il en tous cas, mais que j'aime beaucoup pour ma part, et dans lequel les écureuils - gris, les écureuils, pas comme les nôtres, qui sont oranges - se baladent dans les petits jardins bordés de grilles. C'est calme et charmant. L'étrange chat orange qu'ils gardent pour des amis partis en Chine me tient compagnie... quand il veut. Faut pas être regardant avec les chats dans ce domaine...

Programme de la journée : balade sur la rue Sainte-Catherine, un artère commerçante et très animée, parallèle au Saint-Laurent, qui fait le lien entre l'ouest et l'est de la ville. Comme j'avais du déjà le raconter la dernière fois, Montréal est avant tout une ville nord-américaine, c'est-à-dire avec des rues parfaitement droites, dessinées à la règle et perpendiculaires, même dans les quartiers les plus anciens. Il n'y a qu'en Europe, où les villes ont souvent un ou deux millénaires d'histoire, bâties à des époques où on ne s'embêtait pas avec les proportions pour construire les maisons, et donc dessiner les rues, qu'on peut encore flâner dans des rues biscornues, entre des murs parfois pas très droits, comme dans le Marais à Paris. En Amérique du Nord, les villes ont maximum quatre siècles d'histoire, et les rues sont droites. Ça peut paraître monotone, mais ça augmente aussi la perspective, l'impression d'immensité de la ville dotée de buildings déjà immenses.

Il fait un temps magnifique, et la balade est agréable, même s'il s'agit aussi un peu de shopping, la plaie de l'humanité... on doit rejoindre M et deux de ses enfants dans le centre, pour aller s'amuser dans un labyrinthe où l'objectif est de trouver quatre trésors dans un ancien hangar immense. J'ai les deux mômes avec moi, F et P, et ces derniers se révèlent autrement plus débrouillards que moi, ce qui explique notre large victoire en temps sur l'autre équipe, composée des filles, A et M, qui terminent 20 bonnes minutes après nous :p Bref c'était rigolo.

Le hangar se situe sur le Vieux Port (oui ils ont pris plein de noms déjà pris dans d'autres villes européennes... autre charme des cités jeunes), le long du Saint-Laurent, où un joli monde profite de ce dimanche ensoleillé, un des derniers avant l'arrivée du froid canadien, qui n'est pas un petit mot ici. On y est rejoint au milieu de l'après-midi par Z, qui était pris par un RDV téléphonique, et le troisième larron de la bande, M, mon petit filleul de bientôt six ans. On s'en va manger non loin de là, dans le food court ("aire de restauration") du Centre des Sciences, où pour ma part je déguste ma première poutine du voyage. Je m'arrête à la moitié évidemment, mais il ne manque jamais personne pour terminer mes plats... elle se révèle délicieuse. La vache ce que c'est con comme plat, mais qu'est-ce que c'est bon ! Surtout qu'on ne trouve vraiment ça que là-bas... les rares tentatives d'implantation à Paris ont été désastreuses, sur le plan de la qualité notamment. Et économique, du coup.

Retour dans le quartier de Verdun, dans un parc non loin de chez D et A, où on se pose près d'un terrain de hockey sur glace... sur béton, une institution ici. On se contente de se faire une petite partie de Mölkky (prononcer Molku ou Meulku), un jeu de quilles finlandais qui a paraît-il fait un tabac en France cet été... hors de mes radars. C'est rigolo mais vu qu'il s'agit d'un jeu d'adresse je ne suis forcément pas très doué, donc je suis vite largué. La nuit tombe sur le parc, et la lune rouge qu'on nous a promis se révèle surtout être une éclipse... vite éclipsée par un voile nuageux. Je suis malgré tout surpris par la qualité de mes photos, c'est pas si mal, on voit un peut le croissant ombrageux sur la lune, c'est pas mal.

Demain, départ pour le Mont Saint-Hilaire ! Enfin de belles photos ! :D A plus tard !

jeudi 29 octobre 2015

L'Amérique... jour 1

Salut à tous,

Ça va bientôt faire trois semaines que je suis revenu de New York, mais je nage toujours dedans. Toujours là-bas. Et, malgré un changement d'heure d'hiver qui devrait m'y aider, j'ai même un peu de mal à me remettre du décalage horaire, je me lève un peu plus tard qu'avant. Bizarre hein ? Ptet que j'ai envie que ça dure encore un peu.

Ça a commencé il y a un peu plus d'un mois maintenant, déjà, par une première : première fois que je prends le taxi à Paris. L'Histoire retiendra, si ça l'amuse, que j'aurais pris le taxi à Rio avant de le faire à Paris. Bref, c'était la seule solution pour atteindre la Gare du Nord suffisamment tôt de l'appart de M&R où on avait dormi, rue Championnet, prendre le RER et arriver à l'aéroport Charles de Gaulle plus de deux heures avant que notre avion ne décolle, à 8h30. Oui, prendre l'avion en soit, c'est génial, mais les deux heures d'attente d'avant, c'est relou.

Pour atteindre Montréal, nous devons faire un saut par Bruxelles. Oui, ça aussi c'est relou. Un saut de puce de 45 minutes qui aurait pu nous coûter cher. Dans la capitale belge, nous avons une heure pour changer d'avion. Mais la queue qui nous fait face pour (re)passer la sécurité (!) dépasse l'imagination. On commence à négocier avec les gens de devant, avec les agents, qui nous disent d'avancer parce qu'effectivement, notre avion part bien dans 10 minutes... étrangement, les gens nous laissent passer sans soucis. L'air belge, tellement sympa, doit agir sur les têtes et les nerfs. Enfin sauf pour les nôtres... Bref on passe la sécurité en quatrième vitesse, et on sprinte, moi en essayant de tenir mon pantalon tandis que je remets ma ceinture... oui parce qu'avec mes 57 kilos de perdus (d'alors), je flotte légèrement dans mes futs, même les récents... En revanche ça aide beaucoup pour courir plusieurs centaines de mètres dans un aéroport. Mais à la limite j'aurais préféré rater l'avion que de me retrouver dans un hall d'aéroport blindé, en caleçon, quitte à choisir.

Mais j'ai réussi à éviter l'un et l'autre. Preuve qu'on a bien fait de griller la queue, on est accueilli à notre porte d'embarcation par des agents quasiment en train de la fermer. La porte. Combien de gens ont raté leur correspondance pour Montréal ce jour là, parce que leur conscience les a empêché de passer devant les gens ? Tandis que leurs bagages, eux, s'en allaient visiter les caribous... on est passé à deux doigts d'une galère folle.

Ce fut peut-être un signe que tout allait être parfait durant ces deux semaines dans le nouveau monde. Le vol se déroule nickel, je regarde le dernier Terminator, qui est effectivement une bouse mais pas si merdique que ça, grâce à la merveilleuse Emilia Clarke qui le sublime avec son sourire à la Valérie Kapriski. J'essaie de dormir un peu histoire d'être en forme pour la looooongue soirée qui nous attends, et j'y arrive... pas trop mal. Heureusement, je vais être pas mal aidé à notre arrivée.

Charme du décalage horaire, quand nous atterrissons, il est 18h30 pour nous, mais midi et demie pour les autochtones. Dans les deux cas il est quasiment l'heure de manger... mais pas le même repas. Nos amis nantais M&Z, qui se sont offert six mois à Montréal avec leurs enfants pour leur montrer le monde, et dont vous pouvez suivre les belles aventures ici (laissez des coms), nous accueillent à l’aéroport Pierre-Elliott Trudeau, ancien premier ministre du Canada et père du... futur premier ministre du Canada, Justin Trudeau. C'est marrant en voyant les affiches j'ai compris la politique canadienne en 5 minutes : ce beau gosse à bonne mine ne pouvait pas perdre face à ses tristes opposants.

Deux heures plus tard, Z et moi laissons les filles à leurs occupations pour aller au stade Saputo, près du Stade Olympique et sa tour sublime, assister au match entre l'Impact Montréal de Didier Drogba et le DC United de... ben non eux ils ont personne de connu, mais c'est une bonne équipe quand même. Enfin ça se verra pas trop ce soir là...

Sur place, on rejoint mon poto D, qui lui vit à Montréal avec ma poto A depuis plusieurs années désormais, et qui sont parfaitement intégrés. Fan de Marseille à la base (comme quoi je suis tolérant), il a décidé de s'intéresser à une vraie équipe de foot en devenant fan de l'Impact, qui l'a d'ailleurs ravi en recrutant Drogba, ancienne idole (y a 11 ans, quand même) de... Marseille. La boucle est bouclée. Entre couilles, on visite donc le stade Saputo, sur le parking duquel des supporters se font griller tranquillement des merguez, et qui est en ébullition commerciale, pour ce match capital pour la qualif pour les play-off (eux ils appellent ça les séries, parce qu'ils sont FRANCOPHONES).

La culture nord-américaine, elle est là : sous les tribunes du stade, une multitude de petites boutiques, et un défilé continu de gens qui passent devant, et s'arrêtent souvent. C'est pas un stade, c'est un parc d'attraction. C'était pareil au Barkley Center, à New York... Vous avez déjà vu ça dans un stade français vous ? Les clubs français cherchent de l'argent, qu'ils aillent voir ne serait-ce qu'à Montréal pour voir comment on fait pour siphonner les poches des supporters...

Dans les tribunes, autre particularité : les gens vont et viennent DURANT le match, avec leurs hot dogs ou leurs boissons - souvent les deux - à la main. Ils attendent pas la mi-temps, non, ils risquent de rater un but pour aller engraisser leur club encore un peu plus. Des mecs se baladent avec des plateaux de boissons dans les travées, et personne les emmerdent parce qu'ils gênent la vue. Sur le terrain, on chante les hymnes nationaux (Canada et USA) et le public les chante comme si on assistait à un quart de finale de Coupe du Monde, et pas à un énième match de championnat. Les chants de supporters ne sont pas lancés par un gros lard au ventre à l'air accroché on ne sait comment à la tribune, équipé d'un mégaphone, et qui rate tout du match vu qu'il fait face à la tribune, mais par... les écrans du stade eux-même. L'ambiance est étrange, le public est quasiment aussi féminin que masculin, y a un petit kop de supporters qui tente de se faire passer pour un vrai kop, pas très loin... mais à huit, c'est compliqué. On y croit les gars ! C'est sympa, c'est bon enfant, c'est joyeux... c'est l'Amérique. C'est PO-SI-TIF. J'y reviendrais.

Sur le terrain, encore, Didier Drogba, 37 ans mais encore quelques dents, a le bon goût de régler l'addition en dix minutes, en marquant deux buts très vite, d'un coup-franc pleine lunette puis d'un joli piqué du gauche. Grâce à ça, tandis que le sommeil commence à m'envahir (le match se terminera à 19h, plus six heures de décalage, faites le calcul), je ne raterais rien puisque le match était terminé au bout de 11 minutes... mes potes se foutent de ma gueule parce que je pique du nez mais c'est pas grave, c'est de bonne guerre. En attendant, je shoote le ciel couchant, qui est magnifique.

On retourne en bus chez M&Z, où les filles nous attendaient, pour une soirée tranquille à manger McDo et discuter pépère. Croyez le ou pas, mais je parviendrais à tenir jusqu'à minuit, soit six heures du mat pour mon organisme. Dernière fois que je signale ce décalage, du moins je l'espère. Appelez ça l'expérience, mais même si je serais souvent le premier au lit, je crois que j'ai mieux réussi à dompter ce phénomène que la dernière fois.

A plus tard pour la suite...

vendredi 25 septembre 2015

Répétition du plaisir

Salut à tous !

Trois mois ! Trois longs mois sans post, j'ai largement battu mon record, même si je vous avouerais que je me suis refusé le bonheur de chercher dans mes archives. De mémoire, j'ai jamais fait aussi long sans écrire ici. Ça m'attriste, mais en même temps... ai-je tant de trucs à raconter que ça ? Ai-je une actualité si intense que j'en sois obligé de vous en tenir compte tous les trois jours, sous peine de congestion indigeste d'informations non dévoilées à vos yeux ébahis par mon style si aérien ?

Piouf j'ai bien perdu un litre de sueur rien qu'en écrivant cette phrase. Yann Moix, sort de ce corps.

Ok, ok, j'ai pas fini de raconter le Brésil, c'est vrai, et encore moins mon deuxième voyage en Écosse, en mars dernier pour mes 40 ans (va falloir que je change de titre pour ce blog d'ailleurs, les brouettes commencent à sérieusement déborder...), c'est ma très grande faute. Mais vous savez quoi ? A partir de demain, je vais me fabriquer de la matière à post, et cette fois ci je vous promets (d'essayer) de tout vous raconter en détails.

Demain je repars à Montréal, pour finir à New York. Je retourne voir mes am... (crrr crrr oulà que se passe-t-il ?? Merde je crois que grâce à une étrange faille spacio temporelle, je viens d'atterrir dans votre tête, fidèle lecteur... merde je crois que je prends cher... crrr crrr je cite crrr crrr "Montréal et New York ?? Non mais il se fout de nous lui ou quoi ? Il nous a pas déjà raconté ça en 2013 ? C'est pas parce qu'il a pris 40 ans dans la tronche - ça se voit d'ailleurs - qu'il peut se permettre de revenir en ailleurs, quand il avait pas encore "fêté" ses 38 ans ! Non mais quel escroc... je retourne sur un blog plus sérieux, faut pas déconner"... crrr crrr fin de transmission).

Oui, j'ai un budget effets spéciaux pour ce blog, qui est ce qu'il est, et je vous dis merde, je fais ce que je peux.

Oui donc effectivement, j'ai tendance à bégayer en matière de voyages. Je bégaye d'ailleurs dans presque tous les domaines, SAUF au niveau de la voix, ce qui ressemble furieusement à un savoureux paradoxe. Il peut m'arriver d'écouter 5 ou 6 fois le même morceau musical, tant que je kiffe et que je ne suis pas saoulé... J'ai lu je ne sais combien de fois Misery, Christine, de Stephen King... et je vis dans le même trou depuis 12 ans maintenant, c'est aussi une sorte de bégaiement. Dans la vie, je suis très François Bayrou finalement. Mais ça me convient, la plupart du temps.

J'ai toujours dit, et ici d'abord, que j'avais envie de découvrir le plus d'endroits possibles avant la fin de mon bail avec la vie. Que je m'en voudrais de ne pas avoir vu l'essentiel de ce que la Nature et l'Homme ont construit, de par leur génie naturel, même si le second est beaucoup plus doué pour détruire que pour construire. Quoique la première est pas mal non plus. Ne pas avoir vu New York, Rio, les Pyramides, les Highlands ? Après coup, je m'en serais voulu. Je ne dis pas qu'on ne peut pas vivre heureux sans les avoir vus, mais on l'est encore plus après, je vous le garantis si vous n'avez pas eu cette chance. Et réparez cette "erreur" au plus vite.

Il y a évidemment d'autres endroits que je dois voir avant d'être rassasié de découvertes. Je veux traverser les États-Unis en voiture. Un cliché ? Et alors ? Je vais pas aller visiter Melun ou Dunkerque parce que c'est pas un cliché ! Si c'est un cliché c'est peut-être aussi parce que des millions de gens ont fait ce voyage et ont trouvé ça génial, ont vécu une expérience sidérante. Et je les envie, bordel. Moi aussi je veux rouler les chev... les oreilles au vent dans la Death Valley, je veux découvrir le Nouveau Mexique (l'ancien aussi, d'ailleurs), Albuquerque, dormir dans le motel de Rain Man, visiter une réserve indienne... donnez moi des clichés bordel, j'en redemande !

Je veux voir le Machu Picchu, ce truc dingue qui n'a été découvert qu'il y a à peine un siècle... vous imaginez ? Un truc aussi extraordinaire, qui disparait des yeux humains pendant des siècles, et découvert seulement un gros demi siècle avant les satellites, qui auraient grillé fatalement son existence ?

Je veux voir la Grande Muraille, le Lac Victoria, le Costa Rica... bref il va me falloir plusieurs vies pour remplir ma jauge à plaisirs. Alors pourquoi gâche-je la demie vie qu'il est censé me rester, sans parler de mes chiches économies de panier percé frénétique à refaire les mêmes voyages ? A faire deux fois Bruxelles, l’Écosse et maintenant Montréal et New York ?

D'abord, fidèle lecteur, t'es pas mon père ok ? Et si tu es mon père, et bien gros bisous, je t'embrasse. Et sinon, non, je ne gâche rien, j'exploite, je fais durer. Je suis désolé, mais je ne peux pas tourner des pages aussi intenses comme ça, comme celles d'un livre. Comme dirait Francis (Cabrel, pas Lalanne), "quand j'aime une fois j'aime pour toujours". Je me lasse rarement et très difficilement des bonnes choses. Si j'ai aimé quelque chose, j'ai envie de le revivre, d'y retourner. Si je mange un très bon plat j'aurais envie d'en remanger, pas vous ? C'est pas pour ça que je ne pourrais pas essayer d'autres plats... Et bien les voyages c'est pareil. Si j'avais pas aimé l’Écosse, j'y serais sûrement pas retourné. J'ai pas extraordinairement aimé Barcelone, et je n'ai donc pas forcément envie d'y retourner. En revanche, Rio c'est quand vous voulez...

Bref là oui je fais presque le même voyage qu'il y a trente mois. Presque, parce qu'on varie un peu. On commence à Montréal, où mes amis D&A et M&Z vivent depuis respectivement un certain nombres d'années et trois mois, et avec qui on va bien s'amuser. Ensuite, avec les seconds on va, dès mercredi, se faire un petit trip dans le Maine puis pousser jusqu'à Boston. Un petit trip à l'américaine, c'est-à-dire qui se compte en centaines de kilomètres... retour à Montréal le samedi, avant notre départ pour New York (en bus de nuit) le mercredi suivant. Retour à Paris depuis Big Apple le 11. Vous voyez, c'est pas pareil...

A bientôt j'espère pour le récit.

vendredi 26 juin 2015

Métamorphose, du concret

Salut à tous !

Et si je vous donnais des nouvelles de moi ? Enfin de mon corps, pour être précis. Je sais pas vous, mais j'ai comme l'étrange impression que ça vous botte plus que mes posts sur Assassin's Creed. Si si, c'est vrai, je le sens. Alors je vais arrêter de me faire plaisir en parlant d'autre chose, parlons de moi, ma personne singulière, votre serviteur bien bas, etc. MOI.

121 jours plus tard
Figurez-vous qu'aujourd'hui - et je vous jure que c'est un hasard, je viens de m'en rendre compte en regardant la date en bas à droite de mon écran - ça fait pile quatre mois que je suis entré à l’hôpital. Et donc quatre mois moins un jour que j'ai été opéré. Et du coup je me rends compte à quel point ça file, le temps, quand même. Quatre mois. Sérieux, vivement mes un an, histoire de voir où j'en suis.

D'ailleurs y a un an je me baladais à Rio de Janeiro, c'était pas mal non plus. Niveau kiff, et bouffe notamment, c'était infiniment mieux que ces quatre jours passés à la clinique du Parc Monceau, à tenter des digérer un yaourt deux fois par jour. J'ai pas fini de vous raconter d'ailleurs, dommage parce que ça vaut vraiment le coup... le Brésil, pas la clinique.

Quatre mois, donc. Et d'après le chiffre de ma balance ce matin, j'en suis à presque 50 kilos de perdus
depuis ce matin du 26 février. Bon je m'emballe un peu, ça fait exactement 45,9 kilos délestés de mon corps, soit 28,05 %. Et oui, on ne se refait pas. Vous imaginez perdre plus d'un quart de votre corps ? Ça fait flipper quand j'y pense. Et le pire, c'est que c'est pas fini. Ma copine L., qui m'a brillamment guidé et conseillé durant tout le processus, a perdu la moitié de sa masse initiale, donc moi à côté je fais de la peine. Mais bon, 28 % quand même...

Du grand Canyon au Yemen, et la peau est la même...
Les conséquences directes ? Dans la mesure où je me sentais déjà différent quelques jours, voire heures, après ma sortie de la clinique, en raison des 9 kilos perdus là-bas où je n'ai pour ainsi dire pas mangé, disons clairement les choses, les "nouvelles" conséquences ne sont pas légion. Mais il y en a quand même. Une, notamment, qui n'est pas très agréable, ni ragoutante, et qui ne va pas m'inciter à me baigner en public, c'est ma peau qui se détend pas mal. Elle fait ce qui lui plait, ma peau, elle se détend quoi. Tranquille pitchounette.

C'est drôle parce qu'avant j'étais énorme, une vraie baleine, je le vois régulièrement sur des photos ou vidéos de vacances, mais j'en avais strictement rien à foutre de ce que les gens en pensaient - tant qu'on ne me montrait pas les photos ou vidéos. Mais là, par contre, l'idée que je fasse la bombe dans la piscine avec mes rideaux sous les bras me glace le sang. Va falloir que je travaille là-dessus parce que me baigner, en vacances, ce n'est pas négociable pour moi à la base.

Avez-vous le Silence des Agneaux ? Si ce n'est pas le cas fermez-moi donc cette page et allez le louer-télécharger etc. Si vous voulez je vous le refile. Bref j'attends.

...

Voilà c'est bon vous l'avez vu ? Non parce que je ne continue pas tant que vous ne l'avez pas vu hein. Et je le saurais que vous m'avez menti, je serais très déçu et tout. M'en fiche hein, je vais vous spoiler sur le Silence des Agneaux et vous allez être énervés ! Moi je l'ai vu hein, donc je risque pas d'être spoilé par moi-même !

Bon, voilà, dans le film le tueur, surnommé Buffalo Bill, tue des femmes pour leur piquer leur peau, dans le but de se fabriquer un costume de femme, parce qu'il n'arrive pas à trouver une clinique qui accepte de l'opérer. On peut comprendre les médecins, hein, vu le profil du personnage, mais après coup on se dit qu'ils auraient peut-être mieux fait de faire une exception, ça aurait évité à Clarisse Starling de se faire souiller par Miggs dans la prison d'Hannibal Lecter. Bref, on le voit à un moment danser de façon particulièrement glauque dans sa cave - sa grotte, plutôt - habillé de son costume quasi fini de femme.

Et ben moi, mon corps me fait de plus en plus penser à ça. Que je suis en train de porter un costume, que ma peau est... disons... merde je m'embarque dans un truc là... vous voulez pas que je vous raconte Rio plutôt ?

Bref vous voyez l'idée non ? Quand je joue à Assassin's Creed, que je perds et que je balance de rage ma souris ou mon casque, je sens mes dessous de bras exiger leur indépendance. Chose qui sera normalement effective un de ces quatre, d'ailleurs, mais pas avant un petit moment. Ça se compte en années, je pense. Quand je suis allongé sur le lit devant la télé, j'observe mes cuisses, terriblement maigres mais avec un extra de peau à l'intérieur qui ne sait pas trop où se foutre. Le ventre ? Ben non, le ventre ça va, merci, vu que c'est là que ça perd le moins vite. Mais le ventre est clairement le suivant sur la liste. Et là, en effet, la piscine va être un vrai problème.

Mes chers parents, je vole après le bus
Quant à mon visage, pas de peau en trop, heureusement. Je me vois extrêmement maigre, oui, avec deux rides qui partent de mes narines jusqu'aux commissures de ma bouche qui n'étaient pas aussi accentuées que ça avant.

Non en fait, elles n'existaient pas ces rides. Et là, l'âge n'y est pour rien. Ou pour pas grand chose en tous cas.

Pour le reste... et beh que des bien faits, bien sûr. Je cours - que dis-je, je cours, je vole ! - derrière les bus pour les rattraper. J'ai nettement moins mal au genou. En revanche, mon mal de dos ne s'arrange pas, mais mon fauteuil pourri n'aide pas. Et vu le temps que j'y passe assis à bosser ou jouer...

J'ai rarement eu autant conscience d'avoir un squelette. Quand je suis assis, je sens mes os dans mes fesses. Oui, il y a des os dans les fesses, et croyez-moi si les fesses sont rembourrées, c'est pour une raison. Parce que les os des fesses, ce sont des feignasses, ils détestent faire autre chose que... ben rien en fait. Pareil dans mes épaules. Elles sont saillantes, et quand mon Amour pose sa tête dessus au ciné, ben je le sens nettement, c'est moins mou pour elle et moins agréable pour moi. Des détails quoi, mais bon. J'étais son nounours, je vais l'être beaucoup moins - hormis pour le caractère, ça ça change pas.

Sous-chef
Quant à ma façon de manger... je peux manger de tout, et je privilégie le plaisir avant le reste. Je consomme énormément de produits laitiers - suffit de regarder mon panier de courses : fromage, lait, yaourts, beurre... mais ça c'est pour le dessert ou les collations, à côté j'essaie aussi de varier. Avant, chez moi je mangeais toujours la même chose : une salade de tomates ou de haricots suivant la saison - oui oui - puis des pâtes, avec du thon, du jambon... bref deux plats bien riches, entre deux séances de goinfrage horaire. C'était pas varié, mais c'était pas grave, parce que l'objectif c'était de manger, de me remplir, et j'aimais ce que je mangeais. J'avais pas envie - ni la possibilité d'ailleurs - de cuisiner, de prendre du temps pour ça, donc j'allais au plus simple. Et ça me convenait, j'étais vraiment pas plus malheureux que maintenant, faut pas croire. C'était bien cette époque aussi, je mangeais, ça me plaisait, et voilà.

Maintenant je mange tellement peu à chaque repas que ça doit être original, ça doit être un évènement. Je n'ai que rarement faim, donc le but c'est pas de me remplir, mais d'exciter mes papilles. Du coup, j'achète des trucs que j'achetais pas forcément avant, comme de la burrata par exemple, pour me faire des salades tomates mozza à se taper le cul par terre. Bon, c'est vrai, j'aimerais savoir cuisiner, avoir un four, pour avoir encore plus le choix et me faire vraiment des trucs que j'aime, des trucs qui feraient vraiment de ces repas des trucs incroyables. J'ai en tête régulièrement le film Chef, de et avec Jon Favreau (et Scarlett Johansson) qui m'a donné envie de prendre des cours de cuisine, savoir faire un plat délicieux en 5 minutes. Ça m'a aussi donné l'envie de conduire un food truck à travers le monde, et régaler les gens avec des trucs simples mais goutus. Bref, une lubie, mais qui fait bien rêver. Mais cuisiner, savoir vraiment bien cuisiner, sachant que je pars de zéro dans ce domaine... ce serait top. Mais ai-je la patience, ai-je la dextérité pour ça aussi ? Pas sûr. On devient pas Zidane en décidant de le devenir.

Bref voilà quoi, c'était moi actuellement. Ah, et sinon Assassin's Creed Unity déconne sur mon ordi, j'ai bien la haine. Mais ça, c'est une autre histoire.

A plus tard les gens !

mercredi 17 juin 2015

Assassin's Creed Evolution

Salut à tous,

Il y a 14 mois, je vous révélais et décrivais ma toute récente passion pour la série de jeux vidéos historiques "Assassin's Creed", ici. Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts de Venise. A l'époque, j'étais sur le point de terminer le III, c'est-à-dire le cinquième opus de la franchise (ça m'amuse toujours), depuis je l'ai terminé... cinq fois. Et ses prédécesseurs, 3 fois chacun, hormis Liberation. Et je viens de terminer le suivant, Assassin's Creed IV Black Flag, celui ou le héros assassin est un pirate durant l'âge d'or de la piraterie, vers 1718-21, avec Barbe Noire et compagnie. Et j'attends pour demain les deux qui suivent, Rogue et Unity, celui qui se déroule sous la Révolution à Paris. Oh oui, j'ai beaucoup de temps à perdre, je sais.

Il faut syn-chro-ni-ser


Ce qui est bien avec ces jeux, c'est qu'à chaque fois je découvre de nouvelles choses dans chaque jeux. Une multitude de petites missions qui s'ajoutent au scenario principal, qui nous permettent souvent de gagner des objets utiles comme des armes spéciales ou des armures. Et surtout, ça permet d'étirer la durée du jeu, qui ne durerait qu'une demi douzaine d'heure, peut-être, autrement. Je vous avais dit que j'avais terminé Revelations, celui que j'avais commandé sur Amazon et qui se déroule à Constantinople au début du XVIe siècle, avec un Ezio Auditore certes vieillissant mais toujours capable de sauter de la Tour de Galata pour atterrir dans un tas de foin, plus de 60 mètres plus bas, en cinq petits jours. Normal, j'étais tellement obnubilé par la trame principale, histoire de savoir la suite, que j'avais zappé une palanquée de petites missions pourtant super intéressantes. Du coup, je suis passé de 53 % de "synchronisation" (à quel point on a terminé le jeu, en gros) à plus de 80.

Ah oui parce qu'à partir du II, avec le début des aventures italio-turques d'Ezio, y a le challenge de la synchronisation qui pimente un peu le tout. En gros, quand vous avez une mission à faire, un type à zigouiller ou à voler ou espionner, bref un truc à faire, le jeu vous donne une ou plusieurs tâches optionnelles pour que ce soit encore plus fun, que ce soit un peu plus dur mais aussi plus gratifiant quand on y arrive... Exemple, il faut assassiner quelqu'un, et bien ils vous demandent en plus de passer inaperçu et d'effectuer un assassinat aérien (du haut d'un toit, en sautant sur votre victime). Vous n'êtes pas obligé de faire tout ça, si vous rentrez dans le tas, tuez tous les gardes et votre cible comme un bourrin, vous ne perdez pas. Simplement, si vous y arrivez, vous "synchronisez" plus, et ça s'ajoute à votre synchronisation totale. Si vous remplissez les objectifs optionnels, vous aurez 100 %. Sinon, vous aurez entre 50 et 90, selon les jeux. Du coup, les premières fois que j'ai joué à chaque jeu, je faisais des synchronisations merdiques. Depuis, à chaque fois que je joue, je m'améliore vachement. Mais je serais curieux de rencontrer quelqu'un qui a déjà fait un total de 100 % sur tout un jeu... il y a des objectifs optionnels qui sont impossibles à réaliser, tout simplement.

Bref, si j'avais encore des gens qui s'intéressaient à ça par politesse ou parce qu'ils m'aiment bien, je les ai perdu avec ça. En fait, je voulais surtout parler de l'évolution des personnages depuis le premier opus, qui était finalement très binaire, même si ça reste un excellent jeu. Mais ses enfants le surpassent en tous points.

Altaïr, la simplicité même

Dans le 1, qui, rappelez vous, se déroule en Terre Sainte durant les Croisades, on dirige un personnage qui se révèle être finalement l'assassin ultime, la base, celui qui inspire tous ses successeurs par sa pureté et son absolue "assassinitude". Fils d'un Assassin, élevé par des
Assassins dans une forteresse (qui existe vraiment, ici) défendue par des Assassins, il aurait eu du mal à échapper à sa vocation. Même si ce fut un peu le rebelle de l'Ordre à l'époque, il en devint tardivement le mentor pour mourir très très âgé assis tranquillement enfermé dans la bibliothèque de la forteresse. C'est le seul à mourir vieux et de sa belle mort d'ailleurs... quoique Connor, on ne sait pas ce qu'il est devenu.

Comparé à ceux qui vont lui succéder durant la Renaissance ou le XVIIIe siècle américain, son équipement restera extrêmement binaire. Altaïr, c'est une toge blanche et sa capuche - qu'on ne voit jamais baissée, c'est d'ailleurs le seul dans ce cas -, une lame secrète cachée dans sa manche gauche, une épée et des couteaux de lancers. Des boutiques pour changer la couleur de sa tunique ou acheter des armes et des armures ? Y en aurait qu'il ne pourrait pas s'y équiper, vu qu'il n'a pas d'argent, là aussi c'est le seul dans ce cas. Tous les autres passeront leur temps à chercher des coffres remplis d'argent, en gagneront souvent en remplissant des contrats d'assassinat ou en détroussant les passants (pas très moral, mais très utile quand même), surtout Ezio, un spécialiste. Du racisme anti Italien, peut-être... mais Altaïr c'est un pur, un ascète, il n'est pas concerné par nos basses préoccupations pécuniaires, tout ce qui l'intéresse c'est de remplir ses missions et éliminer ses cibles.

Avec Ezio, tout s'emballe

En partant d'Altaïr, les créateurs du jeu ne vont cesser de chercher à imaginer des armes, des armures, qui vont nous permettre de nous régaler encore plus. A partir d'Ezio, déjà, on peut effectuer des assassinats aériens - du haut des toits, je l'ai déjà évoqué - ou à partir de cachettes - tas de foins, bancs, rebords de toit... - mais on pourra aussi... plonger dans l'eau et nager. Oui parce qu'Altaïr mourrait quand il tombait dans l'eau, ce qui était rare mais ça arrivait. Une bizarrerie qui s'appliquera d'ailleurs aux méchants qui nous poursuivront dans tous les autres opus, sauf Black Flag, ce qui nous permettra à coup sûr de nous sauver en plongeant et en nageant hors de portée des fusils. Dans Black Flag ils peuvent nager, mais nous perdent de vue à chaque fois donc...

Celui qui se régale le plus, c'est Ezio. D'abord parce qu'il est pote avec Leonardo da Vinci, et ce qui est bien avec Leo c'est qu'il a plein d'idées géniales. Il nous fabrique donc une lame secrète qui tire des balles, une deuxième lame secrète dans l'autre manche - tous les autres
auront également les deux lames, ce qui nous permettra de tuer deux gardes à la fois - des parachutes pour sauter des immeubles quand personne n'aura eu l'idée d'abandonner sa charrette de fois en contrebas, un gant de métal pour pouvoir mieux escalader, ainsi que sa fameuse aile volante qui nous permet d'effectuer un vol légendaire au-dessus de Venise jusqu'au palais du Doge, dans ce qui demeure une de mes scènes préférée de toute la série, avec l'aide d'une musique qui fait planer, ici. Mais bon ça c'est que dans deux missions au total.

Par ailleurs, avec l'apparition de l'argent, les boutiques - qu'il faut libérer et acheter dans Brotherhood, le suivant, qui se passe à Rome, puis dans Revelations, celui à Constantinople - nous permettent de nous fournir en armures et en armes. On peut acheter du poison, des glaives, des haches, des arbalètes et les fameuses bombes fumigènes qui peuvent nous permettre de nous échapper d'un combat mal embarqué. Ça par exemple, je m'en servais très peu les premières fois où j'y jouais... et puis bien sûr des armures, sauf pour la tête, parce que bon ça va pas avec la capuche. Sur la fin des trois jeux avec Ezio, on ressemble plus à un chevalier qui aurait perdu son heaume qu'à Altaïr, on se demande même comment on arrive à être toujours aussi altier sur les toits...

C'est peut-être pour ça qu'à partir des opus suivants, avec Connor Kenway durant la révolution américaine (Assassin's Creed III, le dernier sans nom ajouté au titre) puis avec son grand-père Edward, le pirate (Assassin's Creed IV Black Flag, le dernier avec un numéro dans son nom), on n'aura plus d'armures, autres que celles, légères ou même réduites à un anneau magique qui détourne le métal, donc les balles, qu'on gagne en réussissant une série de missions optionnelles. On peut changer leurs tenues, notamment la couleur, mais c'est tout. De toutes façons, ces deux là, contrairement à Ezio qui passait son temps à courir les médecins pour rétablir ses points de vie perdus suite au combat ou aux mauvaises chutes, n'en ont pas besoin : hors combats, leur jauge de vie remonte automatiquement... comme leur aïeul Altaïr. Vachement pratique, fini le trou de la Sécu avec ça.

Edward, Assassin pour la forme

En revanche, époque oblige, on est (enfin !) équipés de pistolets. Ok c'est pas franchement des automatiques, il faut un certain temps pour les recharger entre chaque coup, mais c'est quand même assez kiffant. Surtout que Edward, lui, peut en porter jusqu'à... quatre, ce qui lui permet de nettoyer des ponts de bateau en un éclair...

Tiens Edward, justement, le seul et unique Assassin blond, le Daniel Craig d'Assassin's Creed. La dernière fois, j'en étais à la fin du III, et en attente de pouvoir acheter le IV, dont on m'avait dit qu'il était peut-être un poil décevant. Alors oui, la trame principale est loin d'être aussi dramatique que celle du III (où on dirige d'abord Haytham, le fils d'Edward et
Templier notoire, puis Connor, le petit-fils semi Mohawk, qui tue son père à la fin parce que bon, c'est un Templier) et c'est vrai qu'au niveau évènements historiques, l'époque des pirates c'est sympa mais pas non plus palpitant. Je connaissais Barbe Noire de nom, comme tout le monde je pense, mais j'ai aussi découvert - merci Wiki - l’existence de plein d'autres de ses congénères comme Benjamin Hornigold ou les femmes pirates (déguisées en homme) Anne Bonny et Mary Read. Mais bon, on est loin des Borgias ou des batailles de la Révolution américaine...


Mais le jeu est un kiff total. Edward, en bon pirate, se bat avec deux épées, en plus de ses quatre pistolets. Il a aussi une sarbacane pour envoyer des fléchettes qui rendent fou ou endorment, et bien sûr des bombes fumigènes. Et là on se souvient de l'antique Altaïr et sa petite lame cachée... ce qui est intéressant avec ce personnage, c'est que c'est l'opposé absolu d'Altaïr, justement, mais aussi de son futur petit-fils, Connor. C'est l'anti Assassin - d'ailleurs, tout au long du jeu, c'en est pas vraiment un. Il le devient - un peu - sur la fin, quand il a à peu près tout perdu, tout ceux qu'il aimait en tous cas, et qu'il se rend vraiment compte que les Templiers sont vraiment des empaffés qui veulent contrôler l'Humanité. Mais dès qu'il a éliminé sa dernière cible, il quitte les Assassins des Caraïbes pour retourner à Londres élever la fille dont il vient de découvrir l'existence.

Jusque là, je l'ai dit, c'est un pirate. Et pas un gentil, non : il est plus tendance Barbe Noire que Johnny Depp, si vous voyez ce que je veux dire. Assoiffé d'alcool, déjà, mais surtout d'argent et de gloire, il ne cesse de refuser les appels du pied des Assassins, qui voient en lui une recrue potentielle de qualité. Au début il côtoie même les Templiers - sans rien savoir de leur nature, ni de celle des Assassins d'ailleurs - avant de les défendre contre leurs ennemis millénaires encapuchonnés, en tuant plusieurs. Autant dire que sa carrière de futur Assassin avait du plomb dans l'aile.

Quand on joue à Black Flag, on passe un temps infini en mer, à la barre du Jackdaw, le navire d'Edward. On attaque des navires - pas des particuliers, rassurez-vous, l'honneur est sauf - remplis de soldat, mais surtout de sucre, de rhum et autres denrées qu'on peut revendre ou exploiter pour obtenir des objets ou améliorer le bateau. On explore des épaves sous-marines en essayant d'éviter les requins, les murènes, les oursins, les méduses... les combats navals, qu'on avait déjà effleuré dans le III avec Connor mais quasiment que dans des missions secondaires, sont nettement plus développés et beaucoup mieux foutus, c'est juste un bonheur. Bref, on a jamais été aussi éloigné du monde des Assassins, même si le jeu est aussi rempli de missions d'infiltrations, les plus difficiles qui soient, qui ont fait la légende de la franchise.

Malgré tout, et ça on le lit dans le livre (oui j'ai lu deux des livres dédiés au jeu...), il enseignera à son fils Haytham les principes des Assassins, avant de mourir, trahi par un "ami" templier, alors que Haytham n'a que dix ans. Ce dernier sera "récupéré" par le meurtrier de son père et deviendra donc un Templier lui-même. Ainsi, la lignée Kenway est bouclée...

Rogue et Unity, la fin de la boucle

Elle sera vraiment complétée dans Rogue, qui se déroule après Black Flag, et parallèlement au début du III, lorsque Haytham, qui est devenu le Grand Maître des Templiers aux Amériques, chasse les Assassins pour les éliminer, après qu'il ait rencontré sa compagne Mohawk avec qui il aura eu Connor - sans qu'il le sache, d'ailleurs. Dans Rogue, on contrôle un Templier, pour la première fois sur toute la durée d'un jeu, après avoir dirigé Haytham durant les trois premières séquences du III, et ce sans le savoir. Sauf qu'au début, Shay Cormac, le héros de Rogue, est un Assassin, mais qui tourne du mauvais côté après qu'il se soit senti trahi par les Assassins, et rejeté. Il deviendra alors le chasseur d'Assassins d'Haytham, avec un grand succès. Il a d'ailleurs de bonnes raisons de s'attaquer à sesanciens collègues, mais ce serait trop long à vous expliquer. Cet opus explique aussi un élément qu'on survole dans le III, à savoir comment les Assassins ont été décimés dans les années 1750-60, et comment le vieux maître de Connor, Achilles Davenport, est devenu ce qu'il est devenu : un vieux boiteux désabusé et plein d'aigreur, qui retrouvera gout à la vie grâce au jeune Connor. C'était lui le mentor des Assassins lorsqu'ils ont été décimés, et il sera épargné par Cormac au moment ou Haytham s'apprêtait à l'achever. Vu comment l'apprenti d'Achilles, son propre fils, mettra finalement fin à sa vie 20 ans plus tard, il aurait mieux fin de ne pas écouter Cormac...

Oui je sais tout d'un jeu auquel je n'ai pas encore joué... disons que je me suis... renseigné.

Par ailleurs, Rogue lance aussi l'autre opus de l'an dernier, Unity, celui de la Révolution, puisque c'est Shay Cormac, des années plus tard, qui assassinera, à Versailles, le père du héros de Unity, un Assassin. Unity dont je sais moins de chose, mais où j'espérais vraiment retrouver Connor, qui est un personnage exceptionnel, plein de contradictions et de luttes intérieures, et qui se bat avec un tomahawk, ce qui n'est pas un petit kiff non plus. Surtout, dans le III il discute longuement avec La Fayette, qui lui promets de le faire venir à Paris dès que possible. Et puis c'est le seul héros de la série dont on ne sait absolument rien de sa vie après son aventure du III, comment il évolue, comment il meurt... et il n'aurait eu qu'une trentaine d'années au moment de la Révolution, les auteurs ont fait pire avec Ezio. Je trouve dommage qu'ils aient complètement abandonné ce personnage plein de potentiel, comme Altaïr. On le voit juste apparaître lors d'une mission dans "Liberation", le jeu édité par les studios bulgares et sorti à la même époque du III, durant lequel on dirige une femme dans la Nouvelle-Orléans des années 1760, et dans le bayou. C'est le moins bon opus de la série, que j'ai terminé qu'une fois et que j'ai du mal à accoler au reste de la série, parce que bon... il n'a pas un grand intérêt au final, sur le plan historique et dans la trame générale de la franchise.

Bref voilà, la longueur de ce post s'explique par la hâte que j'ai de recevoir Unity et Rogue, dès demain normalement... je n'ai pas fini de me coucher à 3h du mat...

Je vous laisse. Requiescat in Pace !

dimanche 12 avril 2015

La même vie ou presque

Salut tout le monde !

Je crois qu'il est temps de me mettre au récit de ma "nouvelle vie". Pour être honnête, cette dernière ressemble furieusement à la précédente. Elle sent juste un peu moins le graillon.

J'ai relu mon dernier post, où je confiais, dans un texte quelque peu confus, les légitimes questionnements qui me taraudaient avant de passer sous le scalpel et perdre les deux tiers de mon estomac. J'aimerais y répondre à présent que j'y vois beaucoup plus clair.

Des changements relatifs

J'ai d'abord dit que tout serait différent. Effectivement, je ne mange plus du tout comme avant. J'en suis au deuxième mois, durant lequel je dois éviter les aliments grillés, trop durs, les viandes grasses, les crudités... ce qui représente un progrès très important par rapport aux deux premières semaines où je ne consommais que de la soupe, et les deux suivantes où je devais me contenter de purées. L'éventail des possibilités s'ouvre peu à peu, j'ai remangé mes premières brochettes de poulet japonaises cette semaine, je mange ce que je préfère au monde, à savoir du fromage (sur lequel je n'ai aucune restriction autre que quantitative, Dieu merci)... le plus dur est au restaurant. Dernièrement j'en ai fait quelques uns, et j'ai plus ressenti de frustration qu'autre chose. Vous voulez manger un petit morceau de viande blanche avec des légumes cuits, une petite purée ou quelques pâtes, sans gâcher 75 % de votre assiette, au restaurant ? Vous pouvez toujours courir. Vivement que des restaurants qui proposent que des petites portions, toutes simples et pas chères, soient un jour créés. En attendant, je vais continuer de payer 10-15 euros des plats dont je ne mange que 25 %, quand j'ai de la chance.

Donc ça oui, ça change. Tout comme le problème de mes pantalons que je trimballe comme des sacs à patates. Vu le rythme de ma perte de poids - hier j'en était à -27 kilos, dont -18 depuis ma sortie d’hôpital, il y a un mois et demi - je ne vais pas me risquer à acheter des
pantalons XXXL, au lieu des XXXXL actuels, sachant que dans quatre ou cinq mois j'aurais plutôt besoin de porter des XXL, voire des XL. Je veux bien devenir une fashion victime, mais pas une conso victime non plus. En même temps, oui mes pantalons sont moches mais je n'ai jamais été une gravure de mode non plus donc bon... changement relatif.

La santé ? Oui je me sens plus léger, le contraire serait étonnant après avoir perdu en poids l'équivalent d'un gamin de 7-8 ans, et 16 % de ma masse de départ. Mais au niveau forme physique je suis au même niveau qu'avant. Je ne parle pas de 2011, quand je courais. J'ai maigris mais je n'ai pas encore fait de muscles, et je me traîne toujours. J'ai toujours l'apparence d'un monsieur patate géant, avec un tronc énorme et des jambes plus maigres que jamais.

Au fond, ma vie reste la même. Peut-être que la bouffe n'était pas si centrale dans ma vie que ça. Peut-être en fait-on trop dans nos sociétés occidentales où nos petits soucis de privilégiés deviennent vite des énormes problèmes au point d'en parler toute la journée à la télé et dans les médias, beaucoup trop sur le poids et le surpoids. Ou alors est-ce que c'est encore trop tôt pour en parler ? Je fais toujours le même boulot, à la fois intéressant parce que c'est un de mes domaines préférés, mais aussi parfois chiant et surtout très peu enrichissant humainement, vu que je bosse de chez moi. Je vois certains de mes amis régulièrement, d'autres beaucoup moins malheureusement. Qu'est-ce qui pourrait changer, au fond ? Peut-être devrais-je attendre d'avoir perdu l'essentiel de ce que je dois perdre, pour voir ce que ça fait. Faire des voyages ? J'en fais déjà. Du sport ? Ça oui, ça peut être pas mal. Être plus beau ? Vu que j'ai encore une fois perdu surtout dans le visage, effectivement concernant ce dernier, il y a un net progrès. Pour le corps... je serais peut-être mince un jour, mais je ne serais jamais un adonis. Mais là, on parle d'un truc très lointain encore. En tous cas, le nouveau livre que j'étais sensé avoir saisi... je cherche encore le rayon.

La vie, c'est les autres

Je parlais aussi de ma crainte que les gens changent d'attitude avec moi. Ce n'est pas le cas mais encore une fois, c'est trop tôt pour enterrer cette éventualité. Mais je parle beaucoup de ça, et pas seulement parce qu'on m'en parle beaucoup. J'ai envie d'en parler aussi parce que c'est quelque chose d'important qui m'arrive dans ma vie, et ce n'est pas si souvent. J'ai toujours autant de mal à décider si c'est quelque chose de positif ou négatif, parce que cela reste malgré tout la résultante de quelque chose de très négatif et que ça n'a rien de glorieux, mais ça se pose là, et même si pour l'instant ma vie ne change pas vraiment, cela reste un rocher qu'elle doit contourner pour continuer vers la mer. J'ai envie de raconter ce que ça induit, comment je me débrouille, etc. Mais bon, pour être honnête je parle surtout de mon régime actuel. Quand, dans deux semaines, je pourrais manger tout ce que je veux (en petite dose mais quand même), j'aurais moins de matière je pense.

Les gens vont forcément changer, parce que je vais changer. J'ai une amie qui a des problèmes de poids et qui m'a avoué que ce que je faisais l'avait influencée dans sa façon de manger, mais pas vraiment en bien, ce qui m'a un peu interpellé. Avoir une influence négative sur un proche quand on fait un truc sensé être positif, ça fait de la peine, j'espère que ça ne durera pas. Je n'ai pas réussi à comprendre pourquoi, c'est le plus perturbant. Ce qui est drôle, c'est que quand je vois les gens manger, ne serait-ce que normalement, moi qui suis rassasié après seulement quelques bouchées soigneusement malaxées pour pas créer un embouteillage dans la nouille que me sert désormais d'estomac, j'ai l'impression qu'ils s'empiffrent. J'ai envie de leur dire "mais sérieusement t'as encore faim là ? Tu viens de te taper un steak avec des frites et tu prends des profiteroles, sérieusement ?" C'est pas du tout de la jalousie - enfin si, je rêve de profiteroles, mais passons - c'est juste de l'étonnement. En seulement quelques semaines, j'ai carrément pris le pli de ma nouvelle façon de manger. Toujours est-il que je dois me faire à l'idée que je serais toujours celui qui mange le moins, à table. Et socialement, surtout dans ce pays où manger est un art de vivre culturellement essentiel, ce n'est pas vraiment évident à gérer. Ne pas finir un plat, c'est une chose, à peine l'entamer, c'est autre chose.

Au passage, je ne gâche pas qu'au restaurant... je ne compte pas les aliments que je jette chez moi, les purées, etc, que je n'ai pas eu le temps de terminer avant qu'ils ne tournent... va falloir que je trouve une façon de faire. Mais encore une fois, socialement c'est moins gênant de jeter une purée Picard que d'à peine toucher à un feuilleté de boudin noir aux pommes dans un resto...

A propos de ne pas voir ma vie réellement changer, je l'avais un peu deviné quand je disais à la fin de mon post que finalement il me resterait plein d'autres trucs pour compenser l'éventuel manque de ne plus pouvoir m'empiffrer par plaisir. Si je ne ressens quasiment plus la sensation de faim, j'ai parfois des envies compulsives, oui. Comment effacer 25 ans de sa vie comme ça ? Mais ces compulsions ne franchissent pas la limite entre l'instinct et la volonté. Ce n'est pas que je ne veux pas faire d'écart, ce n'est pas que je veux être raisonnable, c'est que je ne peux pas, tout simplement. Quand je pourrais manger ce que je veux, je pourrais éventuellement manger, je sais pas moi, un bonbon, un demi pain au chocolat, quand j'en ressentirais l'envie. Mais ce sera toujours dans le cadre de ce dont j'ai droit en terme de quantité, je n'y dérogerais pas. Ça fait un peu militaire ? Mais il faut bien comprendre que dans deux semaines, je vais commencer à manger pour le goût, et me faire plaisir par le goût. De toutes façons, je n'aurais jamais très faim, même si ça reviendra sûrement un peu. Donc autant me concentrer sur des trucs que j'aime, et ne pas me frustrer avec des trucs que je n'aime pas. Je crois qu'ils s'éclatent moins que ça à l'armée.

Je vous laisse, à plus tard !