samedi 29 août 2009

London loving


Salut !


Donc l'Angleterre c'était top, comme d'hab. Sauf que pour la première fois, à un moment on a dû se casser la tête pour trouver un truc qu'on n'avait pas déjà fait avant. Bah ouais, Londres c'est moins une ville musée que Paris, y a pas autant de monuments. C'est la ville en elle-même qu'il faut voir, et puis les gens aussi, qu'il faut alle
r voir dans les pubs par exemple. C'est une ville qui vit terriblement.
Bref, donc une fois que t'as fait la Jubilee Line (Parlement, Big Ben, Buckingham Palace...) plus Covent Garden, Camden Town, les parcs et les rues de shopping genre Oxford Street, ben t'as a peu près tout vu. Après, comme à Paris y a plein d'églises et de temples et y a de jolies places comme Leicester Square, ou on a encore mangé deux fois, chez Yeates pour être précis.
Donc on est arrivés lundi, et après avoir posé nos sacs à l'auberge de jeunesse on a effectué un de nos premiers passages chez Tesco, magasin ou ils proposent un repas plat-dessert-boisson à deux livres, promo qu'on exploitera plusieurs fois. On est allés manger ça à St-James Park. J'ai craqué pour le sandwich à la saucisse, un régal tout personnel...
On s'est ensuite baladé jusqu'à Oxford Street, qu'on a parcouru sans trouver le magasin d'informatique que mon Amour cherchait. Visite à King's Cross et au quai d'Harry Potter...

... gare accotée à la gare de St-Pancras qui nous avait accueilli de Paris le matin même. Vous avez déjà vu sa façade ? Splendide !On a fini à Trafalgar Square, ou on a été éblouis par la vue vers Big Ben et le Parlement, et le coucher de soleil derrière le National Gallery.

Comme tous les soirs on ne s'est pas couchés tard, on a moyennement utilisé le potentiel festif de Londres. Déjà, on était crevés à chaque fois, et en plus on devait se lever tôt, et on puis on n'a plus 25 ans, hey ! Non mais.

Le lendemain,
mardi donc, je faisais enfin découvrir Arundel à mon Amour. Vous savez Arundel, cette petite ville touristique du sud ou j'ai travaillé trois semaines en octobre 2006, gardée par un château splendide et imposant... château que je n'avais pas pu visiter à l'époque, vu qu'il n'ouvre que l'été. Je n'ai pas regretté d'y être retourné pour réparer cette injustice...


On s'est juste pris une petite saucée au moment de visiter les jardins... que je vous conseille, au passage.

La chapelle est également à ne pas manquer...

Etrange idée que de statufier un cadavre de façon cadavérique ! Brrr !
Bref, en revanche j'ai eu un choc : le Zinc a mis la clé sous la porte en septembre dernier, remplacé par un restaurant bar tout con. Ils avaient même viré la cabine téléphonique au bord de l'Arun, d'ou j'appelais mon Amour... tout se perd ! Le village est resté magique malgré tout, et j'ai même retrouvé un ancien du Zinc qui exposait de très jolies photos dans un restaurant. Voici d'ailleurs son site internet. Tout cela nous a changé de Londres !

On est repartis en fin d'après-midi, sans avoir oublié de déguster un succulent fish'n chips à midi. Miaaaam !!! Enfin moi c'était plutôt un sausage'n chips, mais c'était miam aussi. Nouvelle balade, vers Big Ben et Green Park ou on a dragué les écureuils, puis retour en bus. On est ensuite ressortis à Covent Garden écouter un guitariste exploiter la magie du lieu. C'était bien.

Le lendemain, on est partis visiter la mythique Tour de Londres, et sa splendide expo sur Henry VIII. C'est drôle parce que de l'extérieur, on dirait pas du tout une tour, plutôt une citadelle à l'Anglaise, c'est-à-dire imprenable. En effet, les murs qui l'entourent sont presqu'aussi haut qu'elle, du coup elle fait "tour" qu'une fois passé les murailles... mais faut reconnaître que c'est impressionnant.

On a également une vue imprenable sur le London Bridge...

Après avoir mangé au Burger King (miam), on est également allé voir le Gherkin, un immeuble en forme de cornichon en plein milieu de la City, qui borde la Tour.

Une fois revenu dans notre coin, on est retourné à Covent Garden, plein comme un oeuf et ou les artistes de rue amusent le public depuis des lustres. Après un aller retour à la chambre, on retourne manger à Yeates. Incroyable, ils diffusaient Arsenal-Celtic ! Quelle belle coïncidence... et quel régal aussi.

Jeudi, dernier jour, après un petit dej anglais, comme la veille (saucisses, oeufs brouillés, bacon, toasts, beans... miaaaam !!! Faut que je m'en trouve un à Paris !!) on file à Kensington Garden, le prolongement d'Hyde Park à l'ouest, ou se situe le discret Kensington Palace, que le Prince Charles aurait bien voulu moderniser, mais la Ville de Londres a refusé. Mes Anglais adorés ! Et quelles pelouses incroyables...

On croise également quelques oiseaux de toutes sortes...

Auparavant, on avait fait connaissances avec des écureuils qui sont complètement à l'opposé de la sauvagerie...


Puis dernière petite balade dans les quartiers chics de Londres, ou quelques jolies rues typiques subsistent...

A noter que nous sommes partis le jeudi, donc, et le vendredi le 100 millionième passager de l'Eurostar a gagné un an de voyage gratuit ! Si c'est pas la loose ça...

Je vous laisse avec Piccadilly Circus, qui se situait à quelques mètres de notre auberge de jeunesse.

vendredi 28 août 2009

Back home


Voilà, suis reviendu ! J'ai un peu la flemme de m'étaler maintenant, je voulais juste couper le répondeur :p Merci à Cha pour le message :p Sachez juste que c'était très très bien, que pour l'instant on ne tousse pas et qu'on a marché 60 kilomètres, boudiou ! Crevés !

Bref, je reviens vers vous plus tard !

Je vous laisse.

lundi 24 août 2009

Message


Vous êtes bien sur le blog de Billou. En raison d'un voyage en Angleterre, je ne suis pas là pour le moment. Je serais de retour jeudi soir. Veuillez laisser un message, merci. Vous êtes bien sur...

samedi 22 août 2009

Escapades footballistiques


Salut à tous,

Comme vous le savez, j'ai une très légère préférence pour un club qui s'entraîne comme il peut sur un ancien terrain militaire non loin d'ici, dans la forêt de Saint-Germain. D'ailleurs, il a pris le nom de cette forêt et ses arbres, peut-être pour inspirer (avec succès) certains joueurs (Edouard Cissé, Sammy Traoré...). Costauds, mais peu mobiles.

Mais figurez-vous que j'aime d'autres clubs. Celui-là, je l'aime parce que c'est celui de ma ville préférée, Paris, et parce que c'est le club le plus haï de France. Il ne risque pas d'être porté par la démagogie et le délire médiatique, comme ça arrive parfois (souvent) dans le sud. D'autres, je les supporte, avec un peu moins de passion, certes, pour des raisons géographiques ou philosophiques. Exemple, les clubs bretons, Rennes, Lorient, Guingamp, Brest... c'est une des régions les mieux représentées dans le monde professionnel, avec Rhône-Alpes, le Nord Pas-de-Calais ou PACA, et sort souvent des joueurs très techniques et fins (Gourcuff père et fils, Keruzoré, Corentin Martins...). Il y a aussi Auxerre, parce c'était le club que je soutenais à mes débuts de supporter, juste parce qu'il en avait mis 4 à Marseille, le club préféré de mon frère, le 9 octobre 1989. J'ai même retenu la date, héhé.

En dessous, je supporte le Racing, le Red Star (parce qu'une région comme l'Île de France ne peut pas se permettre d'avoir qu'un seul pro...) et le Stade de Reims, un club mythique qui n'a rien à faire ailleurs qu'en Ligue 1. Qu'a-t-il à envier à Boulogne ou Grenoble ??

Sinon, c'est à l'étranger que mon intérêt se porte. Barcelone plutôt que le Real, parce qu'il forme souvent les stars sur lesquelles il s'appuie, et parce que sa philosophie de jeu est simple mais immuable : la possession de balle à tout prix. Ca donne des merveilles comme Iniesta, Xavi ou Messi, au moins aussi fortes que celles achetées cet été par le Real Madrid pour un total de plus de 250 millions d'Euros, mais qui n'ont pas coûté un rond au club, qui les a formé. C'est un peu la même chose pour Arsenal en Angleterre, qui s'appuie sur des jeunes venus à peu de frais à 16-17 ans au centre de formation, et qui ont explosé, comme Fabregas, Clichy... un club qui se fait fort de bien jouer au ballon. Pour Liverpool en revanche, c'est juste une question de légende et de grinta. Avec les Reds en Coupe d'Europe, il se passe toujours quelque chose. En Angleterre, j'aime bien aussi Aston Villa, qui ne fait pas de vague mais qui parvient toujours à se placer juste derrière les quatre gros.

Et sinon, bien sûr, vive l'AS Issou et le Stade Lamballais ! :p

Je vous laisse.

jeudi 20 août 2009

De choses et d'autres


Salut à tous,

Encore une grasse mat à la poubelle. Pourtant j'ai le temps de m'habituer cette semaine, ou je bosse tous les soirs et donc pas le matin, mais la chaleur et un fucking stiquemou qui venait faire le buzz dans mon oreille ont eu raison de mon sommeil. Du coup, comme à chaque fois que je fais rien et que mon cerveau est disponible, plutôt que d'avoir une envie irrépressible de Coca, je gamberge. Peut-être devrais-je essayer le Coca, en fait.

Je pensais à ma vie, qui passerai logiquement pour ratée si on consultait attentivement le cahier des charges que la Société est bien bonne de nous imposer tout au long de notre vie : mariage-gamin-maison-crédit-boulot à heures fixes-bon salaire. Rien de tout ça, moi. Mais ce n'est pas ça qui me chagrine. Ce qui me navre, ce n'est pas de ne pas faire comme tout le monde, c'est tous les trucs exceptionnels que je n'arrive pas à faire, par feinéantise et/ou par manque de discipline individuelle : écrire un roman, faire un tour du monde, faire une longue marche, du théatre, lire du Zola.

Je n'arrive pas à m'attacher aux objets. Je dirais même plus, j'ai un profond mépris pour eux, ce qui est injuste vu que eux ne demandent rien, et pour cause : ils SONT rien, un objet c'est mort, vide, inerte. C'est nous qui leur donnons une valeur, nous donnant ainsi une excuse pour nous étriper pour eux, reproduisant par ailleurs ce que nous faisons avec la religion et les nations.

Tout à l'heure, j'essayais de faire mentalement une liste de ce qui m'appartenait vraiment : un vieux lit défoncé, un bureau, une armoire avec une seule porte (sur deux) et une commode datant tous les trois de mon enfance, un ordi qui rame tout le temps, un téléphone à clapet, une télé, des DVD et des bouquins. Bref, que des trucs pas jolis, mais utiles. Manque plus qu'un fusil à moustique, et je serais paré.

Je pourrais avoir un iPhone. Mais pourquoi faire ? Devenir dingue à l'idée qu'il puisse avoir une rayure, et devoir me laver les mains à chaque fois que je m'en sers ? Pour un bébé, oui, pour un téléphone... le mien n'est peut-être pas éffilé, mais quand il tombe il marche toujours après. Waouh, c'est mon objet à moi ! Il était là, à m'attendre impatiemment sur sa pile dans le magasin !

Ce que je possède, c'est utile, mais ce ne sont pas des choses qui comptent (sauf mes bouquins, sinon je les aurais déjà jeté vu la place qu'ils prennent dans mon appart...), contrairement à mon Amour, mes amis, ma famille, mais aussi les voyages, le foot, la musique, le cinéma... des choses frappées par le mercantilisme (qu'est-ce qui ne l'est pas ?) mais qui n'appartiennent réellement à personne. Quand tu voyages, tu ne ramènes pas avec toi les paysages, quand tu écoutes une chanson ou regarde un film, idem. Comme l'air (tiens, ça ce n'est pas encore commercialisé), ça reste là, disponible pour tous.

Y a Goldman qui dit, dans son étrange dernier album : Je prie les choses et les choses m'ont pris, elles me posent, elles me donnent un prix, je prie les choses, elles comblent ma vie, cest plus "je pense" mais "j'ai donc je suis". Deux choses différencient l'Homme des autres races animales : la conscience de soit et la possession, la deuxième étant une des conséquences de la première. Quand il se baladait encore en meute, il partageait tout avec ses semblables, jamais il ne lui serait venu à l'idée de vouloir écraser son cousin avec le iGourdin dernier cri ou la dernière peau de bête super tendance. Ils vivaient ensemble, de façon solidaire et non intéressée. Et puis il a voulu se rassurer, il a commencé à tout garder pour lui, après tout les autres avaient qu'à faire comme lui hein, bon. Comment ça y en aura pas pour tout le monde ?

J'avais plein d'autres trucs dans la tête, mais je suis déjà bien long...

Je vous laisse.

lundi 17 août 2009

Erding a sonné


Hey !

En ce début de fin de vacances, je vous invite à déguster ce petit bonbon.



Non, ce n'est pas le but de l'année, il n'est même pas "beau" dans le sens spectaculaire. Mais c'est un but de classe, œuvre d'un grand attaquant, Mevlut Erding, que j'ai vu débuter un soir de novembre 2005. J'étais un jeune liver puisque je venais d'entamer ma première saison, le gamin avait 18 ans, c'était son premier match en Ligue 1, et Dominique Bijotat le lançait pour disputer les 5 dernières minutes d'un match tout pourri entre Ajaccio et Sochaux. Et suite à une remise d'Isabey, Erding marquait un but dans les arrêts de jeu un but comme il en marquera beaucoup d'autres, en puissance et finesse (0-1). Si sur le moment j'étais énervé de devoir refaire une bonne partie de mon compte-rendu, je gardais dans un coin de ma tête l'image de ce môme qui avait déjà tout pour lui. Et je suis heureux qu'il soit au PSG :p

Je vous laisse.

samedi 15 août 2009

Permis de voter


Salut à tous,

Piouf, c'est fou comme j'écris peu cet été. Ce n'est pourtant pas les idées qui manquent, pour une fois, mais voilà... je ne prends pas le temps, je fais autre chose, des stats, des jeux... et voilà, mine de rien ça fait presque une semaine sans posts.

Cette nuit (parce qu'il est 1h du mat à l'heure ou j'entame ce post), je voudrais parler d'un truc très, très, très délicat, dérangeant même. La preuve, moi ça me dérange, ça me travaille, me turlupine, etc. Ca m'emmerde, pour tous vous dire.

Je suis très attaché à la démocratie. J'ai longtemps été un passionné de la Révolution, cette première expérience de la démocratie en France, qui a d'ailleurs débouché à une des pires dictatures de l'histoire française, la Terreur, puis au Premier Empire. Mais les deux ou trois premières années, marquées par la Déclaration des Droits de l'Homme, la naissance du parlementarisme avec le serment du Jeu de Paume, l'abolition des privilèges, et jusqu'à l'éxécution du couple royal, toute cette période est juste enthousiasmante. On croyait alors vraiment en l'idée, logique, que la majorité avait forcément raison.

Mais aujourd'hui, après deux siècles de démocratie dans la plupart des pays occidentaux notamment, quel est le bilan ? Est-ce réellement la panacée ? La démocratie est symbolisée par le droit de vote, et notamment le suffrage universel. Depuis la guerre, la majorité de l'occident, masculin et féminin, vote à tout bout de champs. Avec quel résultat ? Beaucoup de dictateurs ont été élus par le peuple, genre Hitler par exemple. Dans beaucoup de pays, l'alternance est un sport national, notamment en France. T'as quatre ou cinq ans pour mettre en place ton programme, et piuf tu dégages. Au suivant ! Ca donne parfois des envies de Royalisme... parfois hein.

En quoi le peuple a-t-il forcément raison ? Est-il inconcevable d'imaginer qu'une majorité de gens peuvent avoir tort ? Beaucoup n'ont pas hésité à l'affirmer quand ça les a arrangé, genre au dernier référendum... Bien sûr, la vérité et la raison, c'est relatif... Mais j'ai quand même le sentiment que laisser voter tout le monde et n'importe qui, c'est incohérent. Puisqu'on a depuis longtemps arrêté d'essayer d'éduquer les gens civiquement et politiquement, alors autant laisser voter ceux qui s'intéressent à la politique, ceux qui savent ce que c'est que la Gauche et la Droite, qui connaissent les institutions, comment fonctionne le pays dans lequel ils votent... je veux dire, moi je ne pourrais pas voter pour un concours de broderie normande, un tournoi de patinage artistique, ou même pour une élection en Australie ou en Afrique du Sud, parce que ça ne m'intéresse pas, et que j'y connais que dalle. Alors pourquoi ceux qui n'en ont rien à battre de la politique, qui pensent qu'ils sont tous pourris et qui, du coup, votent Le Pen par exemple, pourraient voter ?

J'ai été marqué par les élections présidentielles de 95. J'étais dans une Terminale STT option secrétariat (me demandez pas ce que je foutais là, je raconterais peut-être un jour...), remplie à près de 90 % de filles, notre génération allait pouvoir voter pour la première fois, et quand on en discutait, mes camarades - filles, sensibles au charme masculin n'est-ce pas - me disaient : "Je vais voter Chirac parce qu'il fait plus président que Jospin". C'est sûr qu'à un concours de VRP, y aurait pas eu photo... Voilà, c'était ce que je pouvais avoir de plus profond comme débat de fond.

Alors de deux choses l'une : ou on arrête de rendre les gens cons par la télé ou la langue de bois, et tout le monde vote ; soit on continue à baser les élections sur l'apparence d'un candidat, son bagou, le blé qu'il met dans ses meetings, sans parler des reportages anxiogènes et sécuritaires de TF1, et alors on fait, je sais pas moi... un permis de voter, basé sur les connaissances civiques et politiques des gens, s'ils s'intéressent à l'actu, etc, pour savoir qui peut voter. Pas sûr que ça éradique tous les cons, mais ça en repoussera une bonne partie.

Qui sait, je le raterai peut-être cet examen... Y a pas de raison. Je reste attaché à la démocratie, parce que le peuple ne peut être écarté des décisions d'un pays. Mais il faut que ce soit un peuple éclairé... J'y reste attaché, c'est pour quoi je voudrais justement qu'elle soit bien appliquée. Enfin c'est mon avis à 1h23, pas sûr que je sois aussi définitif dans 7 ou 8 heures.

Je vous laisse.