mercredi 4 novembre 2015

L'Amérique... jour 4

Montréal, quatrième jour. Déjà.

Il est temps d'aller courir, parce que c'est pas parce que je suis en vacances qu'il faut perdre le rythme, merde. D&Au nous ont signalé une piste pour courir le long du Saint-Laurent, pas très loin de chez eux. On y va ensemble, ça se passe super bien, mais surtout on profite d'un superbe spectacle, le soleil se levant et glissant ses rayons entre les nuages sur un Saint-Laurent tellement immense, et face à l'ile des Sœurs. Et encore, il est petit à cet endroit là... Bref, excellentes sensations. Bon, je me perds un peu au retour, je rate le point de rendez-vous avec mon Amour, donc on rentre chacun de notre côté... rien de bien méchant.

Pendant que les amis font exterminer des fourmis dans leur appart (elles étaient à côté en
fait, bref... histoire compliquée), on s'en va en fin de matinée chez nos autres amis, quasi à l'autre bout de la ville, manger un morceau (d'excellentes patates avec des carottes et des saucisses, d'après mon souvenir). En chemin dans les couloirs du métro, j'admire une des nombreuses affiches de campagne du principal adversaire du fameux Justin Trudeau pour les élections, un dénommé Tom Mulcair. Le plus long slogan que j'ai jamais vu :p Bref Tom était prêt il paraît, il va pouvoir être encore plus prêt pour la prochaine fois...

L'après-midi, on retourne à la location de voiture pour
apporter mon passeport, que je n'avais pas pensé à amener la veille, condition sine qua non pour pouvoir conduire la voiture demain vers le Maine et Portland. Puis on retrouve D dans le centre, Au. étant retenue à son boulot. Après s'être ravitaillé en glaces chez Ben & Jerry's (miam !), on s'en va vers l'université McGill (prononcez Méguile, cherchez pas à comprendre, je vous en pose des questions moi ?), une des plus fameuses du monde, même si, personnellement, j'en avais jamais entendu parler... pour moi elle reste quand même moins connue qu'Harvard ou la Sorbonne, mais apparemment c'est du très haut niveau. Et le campus, immense bien entendu, embellit par les charmes de l'automne, n'est-ce pas, est du même calibre.

Notre balade dans le centre est très sympa, même si le temps est assez moche. Après l'université, on se dirige à pied vers la gare routière pour prendre nos billets de bus pour New York, dont nous nous servirons, mon Amour et moi, dans une semaine. Après avoir
pris une longue pause et quelques photos sur la Place des Arts, on traverse ensuite un quartier un peu plus... underground, le quartier des spectacles, on passe devant la boite au nom si évocateur, les Foufounes Électriques... le quartier est très sympa, les murs sont tagués, les maisons plus charmantes... on est pas loin non plus du quartier gay, et de l'autre grande fac, l'UQAM.

Une fois nos billets achetés, on rentre en métro. On se fait bien
saucer sur le chemin de l'appart de M&Z, ça nous pendait au nez vu le temps qu'on avait eu toute la journée... du coup, on devait aller admirer les talents de footeux de Z&D, qui jouent au "Soccer" tous les mardis soirs dans un club de foot loisir, mais on se débine, et on les attends sagement. Ce sera pour la semaine prochaine. Puis on s'en va déguster une pizza non loin de là.

Voilà une journée de passée... demain, l'aventure commence. Maine baby !!

A plus tard !










samedi 31 octobre 2015

L'Amérique... jour 3

Bon allez, je vais pas vous faire saliver plus longtemps. Hein que vous salivez, hein, hein ? Oui ben essuyez-vous merde, c'est dégueulasse.

Ce matin donc, départ pour le Mont-Saint-Hilaire. Comme le raconte si bien mon ami Wiki, il s'agit d'une des neuf collines montérégiennes du sud de Montréal, dont la région est par ailleurs extrêmement plate, limite inquiétante même tellement elle est plate, mais percée par endroit par des rochers plutoniques très impressionnants, à l'image du Mont-Royal, qui surplombe la ville et dont je parlerais plus tard. Du haut de ces derniers, c'est d'ailleurs encore plus impressionnant, vous allez voir. En tous cas là-bas y a de la forêt, de quoi marcher des heures, une armée d'écureuils... un régal.

Le matin, on récupère en ville notre voiture de location, une Chrysler town and country grise, sept places, et qui a le bon goût tellement américain d'être automatique. Au départ elle devait juste nous servir pour notre futur trip dans le Maine et Boston, mais on a avancé la location d'un jour histoire de pouvoir se faire le Mont-Saint-Hilaire avec. Excellente idée de M, cette journée, malgré un temps très moyen, fut mémorable. Je n'ai pas vraiment profité de la voiture ce jour-là vu que j'ai voyagé avec celle de D et A, mais ce n'est que partie remise.

Vieux de 125 millions d'années mais situé à seulement 35-40 kilomètres de Montréal (vaut mieux ça que l'inverse), à l'est, on y est vite arrivé. En chemin après avoir franchit le Saint-Laurent sur un de ces ponts immenses dont ce continent a le secret, on prend un petit déj dans un Tim Hortons, la chaîne de restauration rapide qui est plus qu'omniprésente là-bas. Difficile de faire 10 mètres sans tomber sur un "Tim". Ça tombe bien, ils font des muffins à tomber par terre. Ah ça, à part le fromage et le pain, qui me manqueraient sérieusement, je ne serais vraiment pas malheureux niveau gastronomie là-bas...

Sur place, plusieurs parcours s'offrent à nous. Comme vous pouvez le voir sur la carte ci-jointe, notre premier arrêt se nomme Burned Hill, mais notre objectif, c'est le Pain de Sucre. Tiens, ça me dit quelque chose ça comme nom... La balade au milieu des arbres est ardue mais agréable, on est pas encore dans les fameuses couleurs nord-américaines (le rouge surtout), typiques de l'automne là-bas (une saison qu'on appelle... l'été indien, taaaaadadam...) mais on en est pas loin quand même. La vue à Burned Hill est sympa mais sans plus, vu qu'il y a... des arbres devant. Merde quoi c'est con ce truc, y a une vue en forêt mais on la voit pas à cause d'arbres mal placés, c'est ballot... autant continuer jusqu'au Pain de Sucre. En chemin, une partie du groupe - M&Z et leurs bambins -, fatigués, s'en vont nous attendre au bord du lac. En route mauvaise troupe !

On perd du temps en chemin pour essayer de choper au mieux quelques écureuils qui traînent et qui, comme leurs congénères humains d'ailleurs, ne sont vraiment pas farouches. C'est limite s'ils n'acceptent pas de faire des selfies avec nous... Arrivés au Pain de Sucre, l'ascension du rocher se révèle ardue, mais elle en vaut la peine. la vue est splendide. Au loin, on parvient à discerner les tours de Montréal, malgré la brume. Dans la plaine, constellée de collines qui marquent encore plus son extrême platitude, se balade la rivière Richelieu. Nos téléphones et appareils photos chauffent, un peu plus que le temps d'ailleurs. On est bien là, on est pas mal.

On redescend rejoindre nos amis, qui doivent poireauter depuis un moment... on les retrouve dans un cadre idyllique, un paysage parfaitement nord-américain, un bonheur. Un lac entouré de collines vertes qu'il reflète parfaitement... des cabanes au bord de l'eau... j'imagine Daniel D. Lewis surgir d'un fourré, son énorme fusil à la main, à la poursuite d'un daim effarouché. Sur une table de camping absolument pas entretenue et donc superbement vieille, on déguste nos sandwiches Tim Hortons, achetés le matin même, tandis que les mômes jouent au bord de l'eau. Une plénitude s'il vous plaît, merci !

Avant de rentrer, passage obligé chez un vendeur de pommes local, où nous cueillons nous mêmes nos fruits. C'est assez drôle comme concept, on achète un sac et on remplit. On pourrait aussi amener nos propres sacs en lousedé et vider le verger, vu que personne ne surveille... mais ça marche aussi à la confiance. Les gens sont cools, ici, ils ont du mal à imaginer que certains cons de Français pourraient profiter de leur gentillesse pour dévaliser leur production sans vergogne... oui, nous on peut l'imaginer, c'est marrant hein !

Allez, on est éreinté, on rentre. Après avoir dégusté un burger assez incroyable chez les toujours excellents Five Guys, qui régalent l'Amérique depuis un moment maintenant (y en a partout à Montréal et NY), on finit notre soirée avec D&A dans un hint hunt, A/Maze, qui nous propose de résoudre une petite énigme en moins de 20 minutes, entre amis. Ça fait fureur, ici comme à Paris, on arrête pas d'en faire, et c'est toujours aussi drôle, stressant surtout, quoiqu'un peu court. D’habitude ça dure une heure, là c'était 20 minutes et on a résolu l'énigme... en 15. Faut dire qu'avec les deux filles, Au. et Am., on a des phénomènes dans ce domaine...

Voilà une troisième journée bien remplie. Demain ce sera un peu plus calme... avant le grand départ pour le Maine !! En garde, Stephen King !

A plus tard !















vendredi 30 octobre 2015

L'Amérique... jour 2

Bon puisque je dois aller vite, ne traînons pas en route !

Deuxième jour. On a dormi chez D&A, qui sont toujours aussi accueillants quand ils reçoivent. Mais le lit de leur chambre d'ami a beau être une merveille, je me réveille quand même relativement tôt, en tous cas le premier. J'ai toujours aimé être réveillé avant les autres, sentir la maison endormie autour de moi. D'ailleurs, la solitude, tant que ça dure pas indéfiniment, ça reste un kiff pour moi, le début de la liberté. Et puis les voyages c'est pas fait pour dormir, merde ! Je prends des photos de leur "petite" rue de Verdun, un quartier réputé "populaire", dans le mauvais sens du terme, paraît-il en tous cas, mais que j'aime beaucoup pour ma part, et dans lequel les écureuils - gris, les écureuils, pas comme les nôtres, qui sont oranges - se baladent dans les petits jardins bordés de grilles. C'est calme et charmant. L'étrange chat orange qu'ils gardent pour des amis partis en Chine me tient compagnie... quand il veut. Faut pas être regardant avec les chats dans ce domaine...

Programme de la journée : balade sur la rue Sainte-Catherine, un artère commerçante et très animée, parallèle au Saint-Laurent, qui fait le lien entre l'ouest et l'est de la ville. Comme j'avais du déjà le raconter la dernière fois, Montréal est avant tout une ville nord-américaine, c'est-à-dire avec des rues parfaitement droites, dessinées à la règle et perpendiculaires, même dans les quartiers les plus anciens. Il n'y a qu'en Europe, où les villes ont souvent un ou deux millénaires d'histoire, bâties à des époques où on ne s'embêtait pas avec les proportions pour construire les maisons, et donc dessiner les rues, qu'on peut encore flâner dans des rues biscornues, entre des murs parfois pas très droits, comme dans le Marais à Paris. En Amérique du Nord, les villes ont maximum quatre siècles d'histoire, et les rues sont droites. Ça peut paraître monotone, mais ça augmente aussi la perspective, l'impression d'immensité de la ville dotée de buildings déjà immenses.

Il fait un temps magnifique, et la balade est agréable, même s'il s'agit aussi un peu de shopping, la plaie de l'humanité... on doit rejoindre M et deux de ses enfants dans le centre, pour aller s'amuser dans un labyrinthe où l'objectif est de trouver quatre trésors dans un ancien hangar immense. J'ai les deux mômes avec moi, F et P, et ces derniers se révèlent autrement plus débrouillards que moi, ce qui explique notre large victoire en temps sur l'autre équipe, composée des filles, A et M, qui terminent 20 bonnes minutes après nous :p Bref c'était rigolo.

Le hangar se situe sur le Vieux Port (oui ils ont pris plein de noms déjà pris dans d'autres villes européennes... autre charme des cités jeunes), le long du Saint-Laurent, où un joli monde profite de ce dimanche ensoleillé, un des derniers avant l'arrivée du froid canadien, qui n'est pas un petit mot ici. On y est rejoint au milieu de l'après-midi par Z, qui était pris par un RDV téléphonique, et le troisième larron de la bande, M, mon petit filleul de bientôt six ans. On s'en va manger non loin de là, dans le food court ("aire de restauration") du Centre des Sciences, où pour ma part je déguste ma première poutine du voyage. Je m'arrête à la moitié évidemment, mais il ne manque jamais personne pour terminer mes plats... elle se révèle délicieuse. La vache ce que c'est con comme plat, mais qu'est-ce que c'est bon ! Surtout qu'on ne trouve vraiment ça que là-bas... les rares tentatives d'implantation à Paris ont été désastreuses, sur le plan de la qualité notamment. Et économique, du coup.

Retour dans le quartier de Verdun, dans un parc non loin de chez D et A, où on se pose près d'un terrain de hockey sur glace... sur béton, une institution ici. On se contente de se faire une petite partie de Mölkky (prononcer Molku ou Meulku), un jeu de quilles finlandais qui a paraît-il fait un tabac en France cet été... hors de mes radars. C'est rigolo mais vu qu'il s'agit d'un jeu d'adresse je ne suis forcément pas très doué, donc je suis vite largué. La nuit tombe sur le parc, et la lune rouge qu'on nous a promis se révèle surtout être une éclipse... vite éclipsée par un voile nuageux. Je suis malgré tout surpris par la qualité de mes photos, c'est pas si mal, on voit un peut le croissant ombrageux sur la lune, c'est pas mal.

Demain, départ pour le Mont Saint-Hilaire ! Enfin de belles photos ! :D A plus tard !