lundi 17 octobre 2011

Ces clubs plus célèbres que leurs villes


- Manchester United et City : Seuls les fans d'Oasis peuvent connaître cette ville autrement que par le foot. Deux des plus grands clubs du monde, parmi les très très très riches, détenus par des milliardaires, résident et se concurrencent au sein d'une des villes les plus pauvres et les plus industrielles du Royaume-Uni. Avant que les pétrodollars ne transforment City en gare de triage des gros salaires du foot, la simple présence de United dans cette ville battait déjà en brèche l'idée qu'un grand club ne pouvait prospérer que dans une grande ville riche. C'est un peu comme si deux clubs lensois ou stéphanois dominaient le monde. Mais il n'y a sans doute que dans le pays du foot que ce genre de trucs peuvent arriver.

- Auxerre : Plus proche de nous, l'AJA (association de la jeunesse auxerroise), comme Lorient postule à le faire aujourd'hui, réalise un miracle permanent depuis plus de trente ans maintenant. Ce club amateur par excellence s'est construit tout seul (enfin, avec l'aide de Guy Roux quand même) et est devenu le deuxième club le plus ancien de la Ligue 1 en terme d'années consécutives de présence, derrière le PSG. Et ce en gagnant un titre de champion il y a 15 ans, en gagnant plusieurs coupes et en recevant les plus grands clubs d'Europe sur sa pelouse en Coupe d'Europe. Sérieusement, qui connait Auxerre pour autre chose que l'AJA ?

- La Corogne : L'Espagne commence à ressembler à l'Angleterre dans le sens que plusieurs clubs ne sont autre que des banlieusards de Madrid (Levante, Getafe... en plus de l'Atletico et du Real), de Barcelone, de Séville ou de Valence. Et donc la Corogne est quasi un cas unique, puisque ce club, qui n'avait rien gagné avant les années 90, dont il fut un des meilleurs clubs d'Europe avant de baisser de pied depuis 10 ans, est tout seul dans son coin, dans le nez de l'Espagne. Et que sa ville est complètement inconnue...

- Hoffenheim : Au fond, il n'y a peut-être que comme ça, sauf à Auxerre, qu'on peut réaliser l'exploit de créer un club de première division dans un village parfaitement inconnu : qu'il y ait un milliardaire qui y soit né, et qui décide de mettre beaucoup d'argent dans le club local. C'est le cas d'Hoffenheim, que personne, même en Allemagne, ne connaissait il y a cinq ans. Aujourd'hui, la Bundesliga ne fait même plus attention à ce club qui assure sans problème chaque année son maintien en finissant dans le milieu de tableau, au bas mot...

- Anzhi Makachkala : J'avoue que la géographie russe m'échappe quelque peu, sans parler de celle du Daguéstan, une de ses républiques qui n'ont pas, elles, réussi à devenir indépendantes. Mais franchement, y a peu de chance que Makachkala soit connu par quelqu'un en France qui ne s'intéresserait pas eu foot. Ce club tente, et y parvient pas trop mal, à faire la nique aux clubs moscovites, le CSKA et le Spartak principalement, grâce à un milliardaire, encore une fois, qui a fait venir quelques bons joueurs, un retraité de luxe, Roberto Carlos, 38 ans, qui est depuis quelques jours entraîneur joueur, et surtout Samuel Eto'o, un des tous meilleurs attaquants du monde, si ce n'est le meilleur. Et ça marche, même si ce dernier ne flambe pas trop.

Je vous laisse, en attendant vos propositions d'autres clubs étranges :p

2 commentaires:

Zaza a dit…

Sochaux, à peine 10 000 habitants et qui a plutôt un beau palmarès doit son existence, non pas à un milliardaire mais aux usines peugeot. C'était les milliardaires de l'époque les industrielles finalement !

Gildas Devos a dit…

Effectivement !