samedi 25 avril 2009

Alien description


Bonjour à tous,

Aujourd'hui, je vais évoquer avec vous la quadrIlogie (et non la quadrOlogie, comme je le dis tout le temps) Alien. Vous savez, cette série de films absolument incroyables, grandement créatifs et tous superbement réalisés. Quiconque n'a pas vu les quatre Aliens ne sait pas encore complètement ce qu'avoir peur et être stressé en regardant un film veut dire. Il en a une idée, s'il a vu Shining ou les Oiseaux, mais sa vision, à mon avis, ne sera complète que s'il voit ne serait-ce que le premier opus de la série, qui est un pur chef-d'oeuvre.

Cette série a plusieurs particularités bien à elle. D'abord, les quatre films ont été réalisés par quatre réalisateurs qui, en plus d'être des génies, ont tous leur patte à eux, leur signature : dans l'ordre, Ridley Scott, James Cameron, David Fincher et Jean-Pierre Jeunet. Surtout, ceux-ci ont chacun apporté quelque chose à l'histoire, aux personnages, notamment à Ripley, plus qu'incarnée par Sigourney Weaver, et l'Alien lui-même, bien sûr.

Je vous préviens, vous allez vous spoiler si vous lisez la suite.

Le premier, datant de 1979, lance évidemment les bases : un équipage est dirigé sans le savoir vers une planète d'ou provient un soit-disant SOS - en fait, un message préventif. Ils y découvrent un vaisseau ou se trouvent une quantité faramineuse d'oeufs, dont le contenu de l'un d'entre eux, de forme arachnéenne, ne trouve rien d'autre à faire que de se coller au visage de l'un des passagers. Un peu plus tard, la bestiole s'en va, le mec se réveille mais une autre bestiole sort alors de sa poitrine et s'échappe. Les six autres personnages partent à sa
recherche mais très vite, le bébé s'est transformé en monstre et les massacre tous un par un. Enfin presque tous, puisque Ripley parvient à l'envoyer dans l'espace casser des crânes avec l'aide de sa double mâchoire ailleurs.

Le monstre est créé, et lui même évoluera peu : malgré des plans souvent serrés ou très furtifs, on devine une tête toute en longueur et ronde, dépourvue d'yeux, mais dotée d'une mâchoire dégoulinante qui en révèle une autre, extensible et qui sert à tuer ses proies. Ah, et petit détail croustillant : il saigne de l'acide. Si vous en tuez un, vaut mieux le faire à distance. Le film en lui-même ne détonne pas à la fin d'une époque ou les films de science fiction se déroulant dans l'espace, notamment Star Wars et surtout 2001 : L'odyssée de l'Espace font toujours recette. Le parallèle entre l'ordinateur du Nostromo, dans Alien, appelé "Mother", et celui de 2001, HAL, est évident.

Dans le deuxième opus, Aliens, réalisé par le futur multi oscarisé James Cameron, changement total de ton. On est en 1986, à une époque ou la mode est aux muscles, aux militaires qui rasent tout en une volée de mitraillette, et aux scenarii minimalistes. Ripley est récupérée 57 ans après la fin du dernier épisode, mais grâce à la cryogénie, elle reste belle et pulpeuse... enfin, elle reste jeune comme à ses plus beaux jours. La Compagnie, qui avait déjà envoyé le Nostromo au casse pipe dans le seul but de récupérer l'Alien pour des fins militaires, a perdu le contact avec une colonie humaine construite... sur la planète ou le Nostromo avait trouvé l'Alien, et demande à Ripley de venir en tant que conseiller. Torturée par des cauchemars
affreux, elle accepte et part en compagnie d'une bande de marines aussi musculeux qu'imbéciles.

Sur place, c'est évidemment un massacre. Ce qui change, c'est qu'au lieu d'avoir un seul Alien, y en a toute une palanquée, mais que cette fois les humains sont armés, et bousillent des Aliens comme ils feraient des strikes au Bowling. On assiste donc plus à un Rambo futuriste qu'à un Alien type. Un an plus tard, Predator utilisera les mêmes ficelles, et ce n'est pas par hasard si les deux monstres se retrouveront face à face lors de quelques nanards... Ce n'est donc pas le meilleur de la série, mais Cameron apportera quelque chose de très intéressant à la série : la Reine, qui pond les oeufs d'ou sortent les bestioles arachnéennes, et qui affrontera Ripley en fin de film, dans une scène remarquable. Le mode de reproduction de l'Alien, a plusieurs étages, est complet.

Le trois, datant de 1992, est lui aussi très fidèle à son époque. Ripley échoue cette fois dans une prison de haute sécurité, remplie des pires pervers sexuels de la galaxie, et ou règne une ambiance religieuse et apocalyptique des plus primaires. Les décors sont très chiadés, on a l'impression de se retrouver parfois sous le dôme de tonnerre de Mad Max III, et à d'autres moments dans le "Nom de la Rose". Au niveau de l'intrigue, retour aux origines : un seul Alien,
et une troupe de victimes non armées qui ne peuvent rien faire d'autre que de cracher du sang par le crâne en hurlant. Un des meilleurs de la série, sans nulle doute. A la fin, on apprends que Ripley a une Reine dans la poîtrine, et se jette dans le feu au moment ou la demoiselle veut sortir. L'héroïne est mourrue, fin de la série.

Et ben non ! La science du clonage va nous permettre d'en avoir encore plus, en 1997. Des années plus tard, la Compagnie a récupéré l'ADN de Ripley, d'ou elle a pu à la fois la recréer, en utilisant de l'ADN d'Alien, ce qui la rend incroyablement plus forte, et très à l'aise au basket en aveugle, mais aussi les Aliens eux-même, qu'elle tente de domestiquer. Ca a l'air de marcher, dans un premier temps, mais très vite ils s'échapent et fond un carnage, encore une fois. Insortables ces bestioles, je vous promet... Le film est encore une fois excellent, grâce à la patte de Jeunet, qui apportera sa poésie, mais aussi son esthétisme. Quant à la fin, elle est saisissante : un Alien à la peau et au regard humains, mais à la cruauté exacerbée - qu'il y a-t-il de plus cruel que l'Homme ? - affronte sa "mère", Ripley. Devinez qui gagne ?

Ils parlent d'un cinquième épisode, mais ils vont avoir du boulot pour rester au niveau, je vous le dis.

Je vous laisse.

2 commentaires:

Zaza a dit…

Moi qui était un inconditionnel du 1 et encore plus de 4 ultra "jeunetèsque", tu m'as fait souvenir que le 3 est excellent aussi !! Ca prouve quand même qu'il faut arrêter avec l'idée que "les suites de films c'est nulle". Alien en est une des nombreuses preuves (Indy, retour vers le futur...)

Je viens de réaliser un truc : Marrant que l'ordinateur de bord s'appelle "Mother" sachant le côté hyper maternel de la bête.

Gildas Devos a dit…

Oui sauf que je ne pense pas que Ridley Scott, qui a créé Mother, ait pensé au côté maternel de l'Alien, vu que la Reine a été créé dans le deuxième !